Une nouvelle volière pour l'Ecomuseum

Benoît Philie
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

L'ouverture au public est prévue demain

Le soleil plombait fort jeudi passé lors de l'inauguration de la toute nouvelle volière du zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue. Un temps parfait pour découvrir ce nouvel habitat aménagé pour accueillir une dizaine d'espèces différentes de hérons, d'oies et de canards.

La volière Roger Bider, nommée en l'honneur du fondateur du zoo, comprend un milieu aquatique, des aires terrestres et 1325 m2 d'espace aérien. Un étang occupe le centre de l'habitat et des plantes parsèment les terres. Une terrasse est aménagée en surplomb et des passerelles permettent aux visiteurs de se rendre aux abords de l'étang pour observer les animaux de plus près.

La direction de l'Ecomuseum parle d'un grand moment pour le zoo. Après trois ans de cogitation, de préparation et des mois de chantier, le public pourra finalement visiter la volière à compter de demain. «Ce nouvel habitat vient bonifier l'aspect unique de l'Ecomuseum. C'est un symbole de renouveau pour nous», assure le directeur général, David Rodrigue.

Pour l'instant, une trentaine d'oiseaux habitent la volière, mais de nouveaux petits canards risquent de s'ajouter à la collection dans les années à venir. D'autant plus que le milieu de vie est fait sur mesure pour les espèces qui y vivent. «C'est vraiment un endroit génial pour eux», assure la responsable des mammifères et oiseaux à l'Ecomuseum, Patricia Presseau. «Les oiseaux ont beaucoup de place pour voler, plusieurs choix de niches, différents substrats où se poser; et pour les visiteurs c'est très facile de les observer», ajoute-t-elle, visiblement passionnée par son métier.

Parmi les espèces d'oiseaux de la volière, on retrouve entre autres des bernaches du Canada, des canards colverts et des bihoreaux à couronne noire. L'équipe du zoo a procédé à une cérémonie de relâchement de quelques oiseaux pour célébrer l'ouverture. Les animaux étaient visiblement contents de s'étirer les ailes et de rejoindre leurs comparses dans les eaux calmes de l'étang sous les applaudissements des visiteurs.

Un projet soutenu

«J'ai visité une multitude de volières à travers le monde et celle-ci se classe parmi les plus réussies» David Bird, professeur en biologie de la vie sauvage à l'Université McGill

Le député provincial de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, était présent à l'inauguration. Il a remis au zoo un chèque de 100 000$ de la part du ministère du Tourisme, un investissement mérité selon lui.

«L'Ecomuseum attire 100 000 visiteurs chaque année, dont 40 000 jeunes élèves», raconte-t-il. «C'est un lieu touristique important pour l'Ouest-de-l'Île». Le député a aussi confié qu'il se rendait lui-même au zoo chaque année avec sa famille. «Je peux maintenant dire que quatre générations de Kelley ont visité l'Ecomuseum!», a-t-il lancé.

Le projet a aussi bénéficié d'un soutien de 400 000$ de Patrimoine Canada et de 30 000$ du Centre local de développement de l'Ouest-de-l'Île (CLD). 

Aussi présent à la cérémonie, le directeur général du CLD, Nicolas Roy, a parlé d'un exemple parfait d'entrepreneuriat collectif. Il est d'avis que l'Ecomuseum est devenu un joyau dans la région. «C'est un lieu qui fait rayonner l'Ouest-de-l'Île dans le reste de la métropole. Qui peut penser qu'un endroit comme celui-là existe sur l'île de Montréal?», demande-t-il.

La volière Roger Bider aura coûté 664 000$. Au total, c'est 1,1 M$ qui a été investi pour l'ensemble du projet Faune aviaire du musée.

Une volière de calibre mondial

Le professeur en biologie de la vie sauvage à l'Université McGill, David Bird, était invité pour l'inauguration. Selon lui, ce nouvel habitat peut se targuer d'être de calibre international. «J'ai visité une multitude de volières à travers le monde et celle-ci se classe parmi les plus réussies si on tient compte de la grandeur du zoo», assure-t-il.

Imaginé par le Dr John Roger Bider dans les années 1980, le zoo Ecomuseum héberge aujourd'hui la plus grande collection au Canada d'animaux indigènes au territoire québécois. Une fierté pour l'équipe du zoo, mais aussi pour David Bird qui rappelle qu'avant 1988, le territoire de l'Ecomuseum était un dépotoir à ciel ouvert!

Organisations: Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue, Ouest-de-l', Ministère du Tourisme Patrimoine Canada Centre local CLD Université McGill

Lieux géographiques: Canada, Jacques-Cartier, Développement de l'Ouest-de-l' île de Montréal Territoire de l'Ecomuseum

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires