«Montréal est l’un des endroits dans le monde où il est le plus difficile de draguer une fille», affirme sans détour Andrew Barton, 29 ans. Lui qui a grandi dans l’Ouest-de-l’Île a récemment étudié et travaillé en Europe. La manière d’approcher une fille est vraiment différente (lire plus facile) aux Pays-Bas comparativement à ici soulève-t-il. «Les femmes n’ont plus besoin des hommes, elles se sentent plus indépendantes», croit le Dorvalois. Cela dit, Andrew trouve que le problème de la drague chez les hommes est surtout une réalité montréalaise et non québécoise.
L’un des coauteurs du livre, Jean-Sébastien Marsan, admet ne pas avoir mené d’enquêtes scientifiques sur le sujet. Le tout est un phénomène de société qui toucherait principalement les «Québécois de souche» de tout âge et aurait débuté au début des années 80. La province vivait alors une crise économique, une déprime postréférendaire et un effondrement de la gauche politique. La montée de l’individualisme, la recherche de l’égalité à tout prix entre homme et femme, le manque de modèle masculin, le manque de confiance des hommes… tant de facteurs qui ont influencé la drague au cours des dernières années.
L’écrivain parle carrément d’une crise de la rencontre au Québec. «Les attentes sont trop élevées. D’un côté, les femmes recherchent le prince charmant ou rien d’autre tandis que les hommes recherchent la femme idéale ou rien d’autre», note l’ancien journaliste.
«Ça me prend deux, trois minutes avant de me lancer. Je me dis que je n’ai rien à perdre de faire les premiers pas». Ces paroles ne viennent pas d’un apprenti séducteur, mais bien d’une jeune femme de 20 ans, Éliane Gauvreau. «Je trouve ça un peu poche des fois», admet néanmoins l’étudiante qui préférerait inverser les rôles.
Assise dans un resto-bar de Pierrefonds, Catherine Théorêt, confirme que les garçons n’ont pas beaucoup confiance en eux. «Les gars qui ne viennent pas nous voir sont souvent ceux qui ont le plus de potentiel», soutient la célibataire de 20 ans. L’Université, le gym, les pubs et même Facebook serait de bons endroits/moyen pour draguer juge Catherine.
Pour sa part, Alexandre Juneau, croit que la drague chez les hommes existe toujours. «J’ai la moitié de mes amis gars qui draguent beaucoup et l’autre moitié qui draguent moins», mentionne le Pointe-Clairais de 25 ans. Celui-ci observe une augmentation de la drague sur Internet.
Mais au juste qu’est-ce qu’un bon dragueur? «C’est un gars qui est sûr de lui, curieux et qui n’a pas peur de prendre des risques», croit Jean-Sébastien Marsan. La peur du rejet semble d’ailleurs marquer les Québécois. «Il y a de bons dragueurs au Québec, mais ils ne sont pas représentatifs du Québécois moyen. En fait, nous n’avons pas de culture de la drague au Québec», souligne le coauteur du livre.
Alors que les comportements de savoir-vivre semblent avoir fichu le camp, un retour à la galanterie serait souhaitable croit Catherine. «Un gars qui m’ouvre la porte je peux aller souper avec et si en plus il me fait rire wow!», s’exclame l’étudiante. Tout n’est donc pas perdu, la balle est dans le camp des hommes.
Drague: les Québécois en panne
Décidemment la drague n’a plus la côte chez la gent masculine. Le lancement du livre Les Québécois ne veulent plus draguer et encore moins séduire, début septembre, a fait réagir dans les chaumières. Les Québécois ont-ils vraiment abandonné le jeu de la séduction?
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Commentaires
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- Stéphan
- - 13 Décembre 2011 à 12:20:51
Je ne comprends pas pourquoi je ne comprends rien. Les femmes semblent dire que les hommes au Québec ne sont pas de bons dragueurs ou de bons séducteurs, en tant qu'homme, je ne suis pas du tout d'accord à porter seul ce fardeau. Selon moi, les femmes font exactement ce qu'elles doivent faire pour ne plus être séduites. Utilisateur de quelques réseaux de rencontre, dont 'Réseau Contact', et cotoyant sans cesse des femmes dans le cadre de mon travail et de mes sorties sociales, j'ai essayé tous les trucs pour tenter d'approcher plusieurs femmes. Le problème n'est pas que je ne réussisse pas, mais qu'elles appliquent le frein là où ce n'est vraiment plus le temps. À partir du moment où j'ai pu leur démontrer mon côté social, intelligent (sans prétention), mon intérêt pour ce qu'elles sont ou ce qu'elles font, mon ouverture à parler de ce que je suis ou ce que je fais, tout ça avec une confiance et une aisance en moi très bien calibrées (et ça, c'est pas moi qui le dis, ce sont leurs propres commentaires), et enfin qu'elle me disent elles-mêmes se sentir à l'aise avec moi, que ce soit en ma présence ou par communication courriel ou téléphonique, et bien le résultat est TOUJOURS le même. 'Je crois que finalement, on ne devrait pas aller plus loin. Mais tu es gentil, et j'aimerais bien rester quand même en contact avec toi'. Alors à mon tour, tout en restant poli, je me sens dans mon droit d'obtenir une explication à cette décision. Et là, les réponses sont toutes différentes, mais toutes loufoques, et là je parle de femmes très intelligentes. Une m'a dit que je n'était pas assez 'méchant garçon, pas assez viril' alors qu'auparavant, elle m'avait dit admiré mon côté manuel et sur de moi qui se greffait à mon côté intellectuel, une autre ne sachant quoi répondre, la dernière en fait, s'est contenté de dire que je ne parlais pas assez fort, après avoir déjà exprimé son admiration envers mon côté tendre malgré que je sois normalement très énergique. J'en aurais bien d'autre à compter, mais ça revient à peu près tout au même. J'ai questionné mes bonnes copines là dessus, et elles m'ont dit que, ce que ces femmes voulaient, c'est que je persiste à leur donner raison, et que je devrais leur dire que je vais faire ce qu'il faut pour me corriger. Alors là, c'est NON. Ça serait leur avouer que je leur donne la télécommande et qu'elles peuvent dorénavant faire ce qu'elle veulent de moi. JAMAIS. La rupture est alors inévitable, pas une rupture totale car elles désirent toutes demeurer mon amie, ce que j'accepte, mais côté amoureux, elles n'ont pas réussi, et moi non plus. Donc, j'ai beau modifier mon profil sur les réseaux, changer de tactique de rencontre, changer mon apparence, j'ai toujours le même résultat. Et je ne suis pas moche ni physiquement, ni mentalement, mais les femmes m'ont découragé de persister à les séduire, et là, je ne parle pas d'une ou deux occasions, mais de multiples. Devrais-je mettre de côté mon côté respectueux et honnête pour devenir un 'méchant garçon' pour 'pogner' plus? NON, mes valeurs humaines sont trop ancrées, et au risque de demeurer seul, je ne passerai pas à cette prostition. Ça semble peut être cru comme discours, mais sans prétendre avoir la réponse totale au fait que les Québécois ne veulent plus séduire, je crois apporter des éléments à cette réponse. La morale : Je crois que les femmes sont adorables, car la majorité de mes relations amicales sont du sexe féminin, mais je crois qu'elles ne savent pas elles-même ce qu'elles désirent.
