C’est confirmé, David La Haye sera l’invité spécial du Ciné-Club du Quartier de la salle Pauline-Julien le 5 novembre prochain. En visite dans le cadre de la présentation de son film <@Ri>J’espère que tu vas bien<@$p>, l’acteur et producteur rencontrera les spectateurs après la projection de 19h30. Question de préparer le terrain, Cités Nouvelles a réalisé avec lui un court entretien.
L’action se déroule à Montréal, le dimanche de Pâques, en plein cœur du Plateau-Mont-Royal. Minou, une actrice dans la quarantaine, sort en larmes de la pharmacie et croise par hasard son confrère qu’elle n’a pas revu depuis une décennie. Victime d’une commotion cérébrale, Dave souffre de conséquences sévères qui ont ruiné sa carrière. Une chute qui lui a coûté sa mémoire à court terme, ses contrats de comédien et ses amis. Ensemble, ils marchent, sillonnent les rues, discutent et se confient. Un tandem drôle et touchant à suivre sur l’écran du Ciné-Club prochainement.
Si, de prime abord, le film a tout d’un long métrage traditionnel, en réalité il se distingue largement des productions auxquelles le cinéphile moyen est habitué d’assister. Tourné en un seul plan-séquence de 87 minutes, entièrement improvisé et sans dialogues préparés, ce projet audacieux est né dans l’esprit de l’acteur, qui a tout mis en œuvre pour aller au bout de l’idée. Le résultat s’intitule J’espère que tu vas bien et met en vedette Marie-Chantal Perron, David La Haye et Richard Robitaille.
«Ce projet de film est une espèce d’acte de foi. Sans dialogues écrits, ni répétition technique et réalisé de façon complètement improvisée», remarque d’emblée David La Haye. «On a tourné le jour de Pâques l’an dernier, un seul plan-séquence, un one shot deal. Il n’y a pas eu trois ou quatre prises; on a commencé à 12h15 et à 14h le film était terminé!», adjoint le comédien, bien connu pour ses rôles au cinéma et à la télévision. Dont le personnage d’Alex dans le film québécois Un crabe dans la tête d’André Turpin, paru en 2001 et celui de Luc Racine dans la série télévisée Mirador, diffusée à Radio-Canada en 2010-2011.
Caméra complice
«Alors qu’on oublie généralement la caméra dans les films traditionnels, ici elle est beaucoup plus présente, plus vivante. Elle est avec les acteurs et elle les suit au cœur de la réalité urbaine, avec tout le monde qui existe autour», explique David. «On sent bien ce côté nerveux et hésitant de la caméra, qui n’est absolument pas au courant de ce qui va se passer. Des bruits de klaxons dans la rue, de ce que les acteurs vont dire ou des moments de silence à venir… Comme il n’y a pas de scénario écrit de A à Z, on voit vraiment la vie telle qu’elle est. Un peu comme dans une téléréalité. Il y a des chevauchements dans le dialogue, des surprises et des moments qui ne se passent qu’en improvisation», révèle-t-il. «Évidemment, ce n’est pas le film le plus léché, mais malgré les défauts, il y a cette dimension véridique qui plait et le traitement qui est intéressant. Le projet a été bien reçu et je suis très content de le présenter au public. De recevoir le feedback des gens aussi, parce qu’on souhaite éventuellement en faire un deuxième dans la même optique. On est curieux de continuer et d’aller au bout de cette étude-là, avec probablement plus d’acteurs et une technique plus poussée», annonce en terminant celui qui s’arrêtera à Sainte-Geneviève au début du mois.
Le film J’espère que tu vas bien, de David La Haye et Jay Tremblay, sera présenté au Ciné-Club du Quartier de la salle Pauline-Julien le lundi 5 novembre prochain, à 16h et à 19h30. L’acteur et producteur David La Haye rencontrera le public après la projection de 19h30. Le court métrage Surveillant de Yan Giroux précèdera la représentation. Informations: 514 626-1616 ou www.pauline-julien.com.

