Comment se forment exactement les fossiles? Dans quels environnements naturels ont-ils vécu? Quel âge moyen les roches du territoire de la métropole peuvent-elles bien avoir? Voici un bref survol des questions auxquelles l’exposition Montréal: une mer de fossiles promet d’apporter des réponses. Pour en apprendre davantage au sujet de la paléontologie et explorer les trésors que recèle l’univers marin d’ici.
À l’affiche du 20 octobre au 18 novembre au Centre culturel de Pointe-Claire Stewart Hall, cette exposition est présentée par le Musée de paléontologie et de l’évolution et réalisée par Mario Cournoyer. Une incursion au cœur du riche patrimoine fossile de la région de Montréal, à découvrir à travers une variété de spécimens réunis dans une fascinante collection.
«La paléontologie est partout autour de nous. Elle raconte l’histoire de la vie sur notre planète et tous les épisodes que la terre a vécus depuis son apparition. C’est notre histoire et celle de tout le monde qu’elle raconte en fait», explique Mario Cournoyer. «Les fossiles sont très importants dans notre évolution et dans notre monde. La plupart des gens oublient d’ailleurs qu’ils sont à la base même de notre économie sociale. Car c’est à partir des combustibles fossiles, qui sont créés par les déchets du processus de décomposition des êtres vivants, animaux ou plantes, qu’on produit le pétrole et le gaz naturel», rappelle-t-il.
Il y a 450 millions d’années…
«Le Musée de paléontologie et de l’évolution existe depuis 1995 et est destiné à la conservation et à la mise en valeur de notre patrimoine fossile québécois. Dans cette exposition-ci, il est principalement question du territoire de Montréal, mais puisqu’on raconte le monde à une époque où la mer était très grande – à l’image de la Méditerranée par exemple – on étend nos recherches à toute la vallée du Saint-Laurent», remarque M. Cournoyer. «Il y a plus d’une cinquantaine de fossiles présentés dans les vitrines et ils ont tous, en moyenne, 450 millions d’années. Des coquillages et des étoiles de mer notamment, mais aussi une grande vedette: l’Isotelus rex, un trilobite qui a complètement disparu aujourd’hui. Le Musée royal de l’Ontario à Toronto nous a prêté une réplique du fossile du plus gros spécimen connu, qui mesure pas moins de 3 pieds de long! C’est une pièce rare et on est chanceux de l’avoir», ajoute-t-il. «Les gens vont être en mesure d’apprendre plusieurs choses à propos du métier, de la science et des fossiles eux-mêmes, qui sont les preuves à partir desquelles on observe et étudie le monde vivant, passé et présent.»
Entrée libre. Informations: 514 630-1220 ou www.mpe-fossiles.org.

