Cher Amcal,
Je commence à m’inquiéter réellement pour mon fils. L’an dernier, il causait des problèmes à l’école. Nous avons finalement découvert qu’il avait un léger trouble de l’apprentissage. Nous lui avons trouvé un professeur particulier et les choses semblaient s’améliorer. Cet hiver, il a de nouveau commencé à connaître des difficultés (sautant des cours, insultant le professeur). Nous avons essayé de lui parler et d’établir des règles. Mon mari pense qu’il est juste un ado « typique ». Ensuite, hier, j’ai reçu un autre appel au travail du directeur de l’école. Je veux sortir de ce cercle infernal. Je veux que mon fils se comporte bien à l’école. Je ne veux pas avoir peur de décrocher le téléphone. Je ne veux pas non plus passer tout l’été à m’inquiéter à propos de ce qu’il est en train de faire et avec qui. Mon mari et moi ne sommes pas d’accord : quelle est la meilleure façon de faire face à cette situation, selon vous ?
Une maman alarmée
Chère préoccupée,
Vous et votre mari n’êtes pas les seuls. Les professionnels qui travaillent avec des enfants en difficultés ne sont pas toujours d’accord entre eux. Ils admettent que ce n’est pas facile d’être certain si l’adolescent est juste en train de passer une mauvaise période ou s’il faut y voir un signe de quelque chose de plus sérieux. Le Dr Kenneth Hardy, professeur de thérapie familiale à Philadelphie, a énormément travaillé avec les jeunes en crise ou tourmentés. Le Dr Hardy remarque que s’occuper d’adolescents peut avoir un aspect décourageant.
Cela peut être difficile d’expliquer la différence entre un jeune « normalement » rebelle et un ado qui est en danger. Les adolescents « jouent » habituellement – reconnaît chaque parent – à « tester les limites ». Mais certains ados se livrent à des comportements plus graves, risqués. Parfois, c’est difficile pour les parents de savoir quand leur enfant a « franchit la limite » et nécessite une intervention extérieure.
Chaque adolescent se bat avec la puberté, des problèmes d’identité, des pressions de la part de l’école et de ses camarades. C’est naturel pour des jeunes d’être déprimés quand ils rompent avec leur chum ou leur blonde. Nous avons tous manqué les cours ou essayé de sortir de nos ennuis ou sommes devenu fou si nous nous sentions abusés ou incompris. Les parents ne veulent pas réagir de façon excessive au mauvais comportement et aux attitudes excessives que tous les adolescents (et les adultes) affichent de temps en temps.
Mais les experts s’accordent à dire que les signes vraiment troublant auxquels les parents devraient faire attention sont la fréquence et le niveau de risque du comportement de l’adolescent. Les signes avant-coureurs que les jeunes pourraient être proches d’une crise sérieuse interviennent quand les actions des adolescents sont nuisibles pour eux-mêmes ou pour les autres autour d’eux ou lorsque des incidents préoccupants semblent être persistants ou s’intensifier. A ce moment-là, les thérapeutes suggèrent qu’il est peu probable que la situation s’améliore d’elle-même. Ce n’est pas quelque chose dont l’adolescent va juste se débarrasser en grandissant. Les jeunes et leurs parents peuvent tous deux avoir besoin de recourir à une aide professionnelle.
Les parents devraient surveiller les signes d’inquiétude suivants, indiquant que le jeune peut être exposé à un comportement plus dangereux :
Les incidents préoccupants se multiplient et vous semblez passer d’une crise à l’autre: l’école vous a appelé plusieurs fois; elle a manqué le couvre-feu à plusieurs reprises et elle répond à la plupart de vos questions avec une attitude « je m’en foutiste ».
Vous sentez que la situation est en train de monter en spirale de manière incontrôlée : non seulement il rentre tard de trop nombreux soirs, mais vous êtes sûrs que ses amis se droguent et ses notes ont chuté.
Vous remarquez un changement brusque dans l’hygiène personnelle de votre ado, sa manière de dormir, sa personnalité ou son attitude : elle dort toute la journée, il conduit imprudemment.
Le comportement de votre enfant est en train de le blesser lui ou les autres ou est destructeur pour les biens des autres : elle est rentrée à la maison saoule après de trop nombreux party; il est constamment en train de brimer son petit frère; il appartient à une bande qui a eu des problèmes pour avoir crevé des pneus.
En dépit de la meilleure attention parentale et de vos conseils les plus judicieux, ainsi que de tous les efforts fournis pour coopérer avec l’école et les autres autorités, vous pouvez vous sentir incapable de vous en sortir dans de pareils cas. Vous pouvez avoir besoin d’envisager une thérapie individuelle ou familiale, ou encore de faire appel à des services résidentiels, tels que ceux d’Amcal, afin d’aider votre famille à trouver les meilleurs moyens pour mettre fin à vos préoccupations. Souvenez-vous qu’aller chercher de l’aide est un signe de sagesse et de force et non d’échec, et peut être le premier pas dans une nouvelle direction, plus saine et plus heureuse pour toute la famille.
L’équipe de professionnels des services familiaux d’Amcal est engagée à promouvoir et préserver de saines relations familiales. En tant qu’organisme communautaire à but non-lucratif, Amcal va anticiper, défendre et promouvoir le rôle des familles, renforçant ainsi les liens communautaires. Le programme résidentiel d’Amcal fournit un environnement de remplacement sécuritaire et enrichissant pour les familles éprouvant des difficultés avec leurs ados. Amcal offre aussi de l’assistance aux familles, des services scolaires et des groupes de garderies pour enfants afin d’aider les familles à trouver des solutions positives aux problèmes qu’ils identifient. Amcal est fière d’être soutenue par les actions de la communautés de l’Ouest-de-l’Île.
Pour plus d’informations à propos des programmes et services d’Amcal :
www.amcal.ca ou (514) 694-3161, ou afs@amcal.ca
Les sercices familiaux d’Amcal: une affaire de famille…service d’entraide pour parents et enfants depuis plus de 25 ans.
Lettre à Amcal
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