«Nous sommes mieux placés pour apprécier la liberté que les gens d'ici, qui nous savons ce que c'est d'en manquer», explique Leila Benhamar, qui a fuit la montée de l'intégrisme avec son mari et ses trois filles.
Bien sûr, la liberté a un prix. La mère de famille algérienne n'oubliera jamais la date de leur arrivée au Canada. «Ce fut le plus grand changement de notre vie», affirme-t-elle. D'autant plus qu'en ce jour du 25 octobre 1998, il faisait un froid mémorable. La semaine suivante, une autre surprise les attendait: la fête de l'Halloween. Les trois fillettes Benhamar, Iméne, Sarah et Nassima ont participé à cette célébration étrange, dont elles n'avaient jamais entendu parler.
Les nouveaux arrivants ont d'abord été accueillis par des amis à Pointe-Claire. Ensuite, ils ont déménagé dans un appartement 51/2 à Dollard-des-Ormeaux. «C'était bien pratique, car les filles étaient inscrites juste à côté, à l'école secondaire des Sources», raconte Leila Benhamar. En 2002, les Benhamar ont acheté leur première maison à L'Île-Bizard.
Aujourd'hui, depuis à peine deux semaines, les Benhamar vivent dans une grande maison, à Pierrefonds. À chaque déménagement, la famille d'origine algérienne a choisi l'Ouest-de-l'Île. «Beaucoup de nos amis vivent ailleurs, mais malgré cela, on a toujours voulu rester dans la région», explique la mère de famille, nouvellement diplômée en sciences infirmières. Leila a dû refaire son cours d'infirmière pour rencontrer les normes du Québec. Malgré les difficultés inhérentes à l'immigration, les Benhamar sont heureux sur leur terre d'adoption. «On s'est toujours senti chez nous ici.»
Vivre libre dans l’Ouest
Une famille algérienne s’épanouit à Pierrefonds
À cause de l'instabilité politique, les Benhamar ont quitté l'Algérie pour venir s'installer à Pointe-Claire en 1998. Depuis ce temps, ils s'épanouissent dans la région et surtout, jouissent d'un inestimable sentiment de liberté.
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