Si son équipe a baissé pavillon en prolongation lors du septième match de la première ronde, Gragnani n'a personnellement pas grand-chose à se reprocher. L'arrière de 6 pieds 2 et 195 livres en aura épaté plus d'un en séries éliminatoires, grâce à une récolte de 13 points en sept parties. Seul Kristopher Letang des Foreurs a pu faire mieux que lui en quarts de finale.
«C'est sûr que ça a été le fun de jouer à l'Île-du-Prince-Édouard, surtout pour me faire voir des équipes professionnelles. Mais après quatre ans, tu as fait le tour et pour moi, c'est certain que l'an prochain, je ne retourne pas junior encore une saison», a affirmé Gragnani.
Si l'attitude peut paraître hautaine, il reste que l'arrière a plus d'un tour dans son sac. En 2006-2007, Marc-André Gragnani s'est avéré un pilier à la ligne bleue du Rocket, tout en devenant un des meilleurs du circuit à sa position. Il faut dire qu'avec 22 buts et 68 points en 65 parties, difficile de penser autrement.
C'est à l'été 2005 que le jeune défenseur a vu son avenir s'ouvrir à lui. Les Sabres de Buffalo ont fait de lui leur choix de troisième ronde, 87e au total au repêchage annuel de la Ligue nationale de hockey. Depuis, l'athlète de 20 ans a pu obtenir de précieux conseils de la part de personnes œuvrant chez les professionnels.
«Cette saison, il fallait que j'améliore mon jeu en défense. Je suis reconnu pour être un défenseur porté vers l'attaque, mais les Sabres m'ont fait comprendre que si je voulais jouer dans la Ligue nationale, je devais m'améliorer défensivement et je crois que j'ai réussi», ajoute Gragnani.
Plans futursC'est notamment pour cette raison que le jeune défenseur se croit prêt, dès l'an prochain, à évoluer dans la Ligue américaine de hockey, un calibre de jeu plus élevé. Ayant côtoyé plusieurs espoirs des Sabres ces dernières années, Gragnani connaît déjà bien quelques joueurs des Americans de Rochester, le club-école de l'organisation.
«Les joueurs sont plus vite, mais je crois que je suis prêt pour le niveau. Au début, c'est certain que ça va être dur, mais ça devrait aller par la suite. Je vais me préparer et m'entraîner très fort cet été pour arriver prêt en septembre», assure-t-il.
Si Gragnani tourne maintenant la page de son stage avec le Rocket, il n'oubliera certainement pas son ancien entraîneur, Alain Vigneault, qui dirige aujourd'hui les Canucks de Vancouver. «J'ai tellement appris en deux ans avec lui, j'ai vraiment aimé jouer pour lui. Mais ce n'est pas tout le monde qui l'aimait, parce qu'il était dur et très direct.»
Pour ce qui est des séries éliminatoires dans la LHJMQ, ce dernier croit que ce sont les MAINEiacs de Lewiston qui remporteront la Coupe du Président, trophée remis à l'équipe championne du circuit Courteau.



