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Des élus et des citoyens s’expriment lors de la consultation de la STM

Des élus et des citoyens s’expriment lors de la consultation de la STM

Des élus et des citoyens s’expriment lors de la consultation de la STM

Marie-Claude Simard
Publié le 14 Décembre 2007
Publié le 19 Février 2010
Marie-Claude Simard

La présentation des améliorations des services de la STM a suscité des réactions mitigées parmi les personnes qui ont participé à la rencontre du 5 décembre. Consciente des imperfections du document proposé, la STM a gardé une oreille attentive aux recommandations et aux commentaires des citoyens et décideurs de la région.

Sujets :
Sherry Blaes , CLD , Cités Nouvelles , Kirkland , Pierrefonds , Beaconsfield

Le maire de Kirkland ne mâchait pas ses mots lorsqu’il s’est exprimé devant le comité du service à la clientèle du C.A. de la STM «Vous ne comprenez pas l’Ouest-de-l’Île! Tout ce qui est à l’ouest de Pierrefonds, vous l’ignorez !», s’est-il exclamé. Ayant lui-même siégé sur le C.A. de la STM il y a une quinzaine d’années, John Meaney a des opinions très précises en ce qui concerne le transport en commun. «Pour convaincre mes citoyens de délaisser leurs véhicules, vous devrez leur proposer des services beaucoup plus efficaces», a-t-il ajouté. Selon le politicien, les horaires d’heures de pointe et l’absence de service les fins de semaine ne conviennent plus à la population. «Dans le parc industriel de Kirkland, les travailleurs ont besoin de transport en commun 24 heures sur 24, et sept jours par semaine.»

De plus, le maire a posé au président du comité, Marvin Rotrand, la question suivante : «Comment voulez-vous que vos gros autobus circulent dans les rues résidentielles de Kirkland ou Beaconsfield ? Il faut un système de navette affirme-t-il. Le président lui a toutefois répondu que ce genre de service ne serait pas rentable.

Rejoint à son bureau quelques jours plus tard, John Meaney affirme que la STM doit être disposée à faire des sacrifices. «C’est vrai qu’au début, l’achalandage sur les nouvelles lignes ne sera pas rentable, mais au bout de quelques années, tout le monde y trouvera son compte», affirme-t--il.

Manque de fiabilité des services

Sherry Blaes, résidante du secteur Cloverdale à Pierrefonds et grande utilisatrice du service d’autobus a déclaré que le transport en commun ne serait peut-être pas dans un état aussi désuet si les élus et décideurs en étaient eux-mêmes des utilisateurs. «Combien d’entre vous ont pris l’autobus pour vous rendre à la réunion?», a-t-elle demandé à l’assemblée. Devant les quelques mains levées, la mère monoparentale de cinq enfants a poursuivi en mettant de l’avant le manque de fiabilité flagrant du service. «Avez-vous une idée du nombre de gens qui arrivent en retard au travail parce que l’autobus n’est pas à l’heure ou ne se pointe tout simplement pas?» La citoyenne exaspérée a rappelé aux membres du comité qu’avec une fréquence de passage actuelle de 30 minutes, les utilisateurs doivent attendre plus d’une heure dans le froid lorsqu’un autobus manque à l’appel. Kate Colter, conseillère à Beaconsfield, a insisté sur la synchronisation autobus-train pour régler le problème de stationnement à la gare de Beaconsfield. De plus, un conseiller de Sainte-Anne-de-Bellevue a affirmé que la partie nord de sa municipalité était complètement ignorée par la STM et le maire de Pointe-Claire a informé le comité d’un important projet de développement résidentiel près de la 40. Les représentants de la STM ont également fait les yeux ronds en apprenant que près de 5000 résidences seront construites dans le secteur ouest de Pierrefonds au cours des prochaines années, ce qui représente une augmentation potentielle de 18000 personnes dans la région.

Tout compte fait

Gerry Arsenault, directeur du centre local d’emploi (CLD) de l’Ouest-de-l’Île, s’est montré plutôt satisfait des propositions de la STM, qualifiant l’ensemble des améliorations d’«intéressante série de premiers pas». Il a toutefois tenu à informer les représentants de la STM que les autobus arrivent après le début du premier quart de travail dans les parcs industriels de Baie-D’Urfé et de Sainte-Anne-de-Bellevue. «4500 employés viennent de Montréal pour travailler dans le parc industriel de Baie-D’Urfé», a-t-il précisé.

Lors d’une entrevue sur la situation du transport collectif, Gerry Arsenault avait déclaré à Cités Nouvelles, il y a quelques mois, que dans l’état actuel des choses, «les résidants de l’Ouest-de-l’île étaient mariés à leur automobile». À la lueur des améliorations proposées par la STM et des projets de travaux routiers annoncés par la ville de Montréal, il estime désormais «qu’on s’approche tranquillement d’un divorce».

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