C’est avec un point de vue réaliste que la dernière production du Théâtre de la zone grise nous dresse le portrait de la quête et des questionnements contemporains des jeunes adultes urbains. Lucidité passagère, une fresque touchante et vivante qui rappelle que ce à quoi on tente d’échapper, finit tôt ou tard, par nous rattraper.
Mis en scène par Patrice Coquereau et interprété par une brillante distribution qui réunit sur les planches Geneviève Brouillette, Éric Duhamel, Vincent Leclerc, Maxime Morin, Catherine-Anne Toupin et Marie Turgeon, le texte de Martin Thibaudeau (également comédien dans la pièce) révèle un univers tout en contrastes, une trame qui trouve son juste équilibre entre le comique et le dramatique. Un ping-pong relationnel savamment orchestré qui nous conduit au carrefour de récits isolés qui devront, inévitablement, se rencontrer.
Du théâtre collé sur la réalité«La pièce plonge le spectateur au sein de plusieurs histoires qui s’enchevêtrent et se côtoient en parallèle. L’approche est vraiment calquée sur la réalité et très actuelle aussi, en reflétant l’incertitude et les remises en question qui surviennent à l’aube de la trentaine, explique Martin Thibaudeau. C’est une pièce qui bouge, avec de nombreux changements de scène et des retours dans le temps. À la fin, on se rend compte que toutes les histoires et les personnages se recoupent et on assiste à un dénouement aux contours dramatiques. Les émotions traduisent alors quelque chose de personnel et d’universel à la fois, des sentiments vrais qui classent ce genre de pièce dans une catégorie à part. C’est un théâtre absolument pas prétentieux, avec une bonne dose de vérité et d’humanité», souligne l’auteur et interprète, qui aura le bonheur de voir son oeuvre transposée au grand écran prochainement.
La pièce Lucidité passagère sera présentée à la Salle Pauline-Julien le dimanche 14 décembre prochain, à 20h. Infos: 514 626-1616.



