«Ce fut l’une de mes meilleures descentes à vie», s’exclame la jeune athlète de 16 ans qui étudie au Collège Sainte-Anne de Lachine. Elle qui s’est entraînée toutes les fins de semaine depuis le début de l’année récolte ainsi le fruit de son travail. L’athlète a beau en être qu’à sa première saison au sein de l’équipe du Québec de développement, région des Laurentides, elle a de grandes ambitions. L’un des rêves de Myriam est de faire partie de l’équipe nationale et éventuellement participer aux Jeux olympiques. Entre temps, l’élève de 5e secondaire complétera sa saison à Val St-Côme le 3 avril prochain au championnat québécois Oberson.
ParcoursMyriam a commencé à skier à l’âge de 6 ans au mont Saint-Sauveur. À l’époque, elle remarque l’équipe de bosses en ski acrobatique s’entraîner et décide de s’initier au sport à 12 ans. Quatre ans plus tard, l’athlète a toujours la piqûre. Cela dit, le ski acrobatique n’est pas un sport facile pour autant. «Je ne passe pas une journée d’entraînement sans tomber», admet Myriam. Spécialisée en ski acrobatique de bosse, la jeune athlète s’est déjà blessée à deux reprises en pratiquant son sport favori, mais n’a jamais baissé les bras. Rendue au niveau compétitif, la jeune fille doit débourser près de 12 000$ en frais de compétition, d’entraînement, d’inscription, etc.
Un sport populaireMédaillé d’or aux Jeux olympiques de Lillehammer (Norvège) en 1994, Jean-Luc Brassard a certes contribué à populariser le ski acrobatique au Québec. Depuis, les récentes performances d’Alexandre Bilodeau et de Jennifer Heil aux Jeux olympiques de Vancouver les Québécois s’intéressent encore plus à ce sport, croit l’entraîneur de Myriam, Vincent Sigouin. «Le ski acrobatique est un sport technique qui demande beaucoup de temps d’entrainement. Il faut pratiquer 12 mois par année pour bien performer», conclut M. Sigouin.



