Les nouvelles technologies s’invitent lentement mais sûrement dans les écoles primaires et secondaires du Québec. Il y a à peine dix ans, les jeunes du primaire s’initiaient encore au monde informatique avec le logiciel Tap’Touche pour apprendre à taper au clavier. En 2012, les élèves arrivent maintenant sur les bancs d’école avec une connaissance presque innée des nouvelles technologies, qui dans bien des cas, s’avèrent être des outils didactiques très efficaces.
Le collège Beaubois, à Pierrefonds, devrait être l’un des premiers établissements scolaires de l’Ouest-de-l’Île à imposer la tablette électronique à ses élèves du primaire et du secondaire. Si le projet est encore au stade embryonnaire, la direction mettra en place un comité au cours de l’année pour réfléchir à la question.
«Il y a beaucoup de choses à voir avant de se lancer là-dedans. On va considérer l’ensemble des ressources numériques et comment on peut intégrer la tablette dans notre dispositif actuel, c’est-à-dire les tableaux blancs interactifs, les mini laptops, et les laboratoires qu’on a déjà. Je veux aussi voir comment vont évoluer les technologies du côté des tablettes avant de prendre une décision», a expliqué le directeur général du collège Beaubois, Daniel Trottier, en entrevue avec le journal <@Ri>Cités Nouvelles<@$p>. «J’ai des collègues qui sont allez de l’avant assez rapidement avec le iPad, mais nous on veut regarder différents modèles avant de prendre une décision», a-t-il ajouté.
Le collège Jean-Eudes, une école privée de Montréal, a annoncé en février dernier que les étudiants de première, deuxième et troisième secondaire devront s'équiper d'une tablette numérique iPad d'Apple à compter de septembre. En 2013-2014, ce sont tous les élèves qui devront travailler sur le cartable numérique.
Du côté du collège Beaubois, M. Trottier prévoit l’arrivée des tablettes d’ici deux ans, mais rien n’est encore officiel. «C’est certain qu’on se dirige vers cela, mais nous n’avons pas d’échéancier. Je pense que les tablettes c’est l’avenir en raison de tout ce que l’on peut stocker là-dessus même quand on n’est pas en ligne. Je pense aux manuels scolaires et à tous les ouvrages de référence. C’est aussi plus pratique pour le sac d’école», souligne-t-il.
Selon lui, les élèves de la troisième à la sixième année du primaire seront assurément équipés de la tablette. Pour les plus jeunes, cela reste à voir, mais le directeur est convaincu que cet outil peut aussi être efficace pour eux.
Des prix raisonnables
Pour ce qui est des coûts rattachés à la tablette électronique, le collège Beaubois pourrait se diriger vers un programme de location avec option d’achat à la fin des études.
Au collège Jean-Eudes, par exemple, il en coûtera entre 22 et 24 dollars par mois de location aux parents, sur une période de trois ans (10 mois par année). Après cette période, il sera possible de racheter l’appareil pour 1$.
«On ne veut pas occasionner de droits de scolarité trop élevés pour les parents. Nous allons trouver un modèle d’affaires qui sera gagnant pour tous», conclut Daniel Trottier.

