Ce projet initié à Québec entame sa dixième année d’existence. Plusieurs régions se sont greffées à celle de la vieille capitale au fil des ans, mais Montréal n’en fait toujours pas partie.
« Tout est une question de budget. Lorsqu’il a été voté par le ministère de la Santé (et des Services sociaux), Montréal n’était pas inclus », explique Jacques Desrochers, directeur général du sport étudiant montréalais.
« À Montréal, la réalité est différente des autres régions, car nous avons un gros bassin d’écoles. Et puisque la campagne est axée sur la pose d’affiches, ça veut dire beaucoup de sous à investir », fait remarquer Marie-Claude Miousse, chargée des communications.
Notons toutefois que les cégeps et universités de la métropole sont inclus depuis quelques années dans la campagne.
Qu’est-ce que De Facto?
De Facto vise des jeunes âgés de 12 à 25 ans. Cette campagne est présente, surtout via l’affichage, dans tous les cégeps et les universités de la province, ainsi que dans les écoles secondaires de neuf régions. Plus de 40 000 étudiants appuient cette campagne en portant le logo De Facto sur un t-shirt d’appartenance identifié au nom de l’équipe sportive de leur école.
La campagne dénonce principalement l’industrie du tabac qui fait la promotion de ses produits. Elle blâme notamment les nouveaux emballages attrayants pour les jeunes, comme des cigarillos à saveur de fruits.
La campagne de cette année sera fortement publicisée (télévision, journaux, internet). D’ailleurs, le site Internet defacto.ca a été complètement renouvelé.
Programmes en place à Montréal
Si la campagne De Facto n’est pas encore installée dans les écoles secondaires montréalaises, plusieurs programmes figurent déjà sur l’échiquier scolaire.
On pense notamment au Mois de l’éducation physique et du sport étudiant (MEPSE), développé depuis 1993. Il y a également le programme ISO-ACTIF, inauguré en 2001, l’initiative « Gym en forme », récemment ajoutée, ainsi que le projet « Chaque jour, moi j’croque », visant à préconiser une saine alimentation. On peut aussi noter le travail accompli concernant l’éthique sportive dans le réseau du sport étudiant.
« C’est plaisant le sport, mais une saine alimentation et de bonnes habitudes de vie sont complémentaires au développement des athlètes », dit Marie-Claude Miousse.
Plusieurs autres programmes seraient en voie de développement dans la métropole. Mais concernant la campagne De Facto, peu d’informations ont été divulguées. « Il y a actuellement des pourparlers pour joindre la campagne, mais nous demeurons en attente. J’ai bon espoir de la voir à Montréal un jour », conclut Jacques Desrochers.
Pour implanter De Facto dans les établissements secondaires montréalais, les négociations devront s’effectuer par le biais du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), car il s’agit d’un projet d’ordre provincial.
