Les animaux naturalisés, comme ce hibou, servent d’outils pédagogiques. (Photo: GUEPE)
Un zoo c’est bien, un parc-nature c’est mieux
Camp de jour pour les naturalistes en herbe
Un rat musqué grignote une quenouille, des pics-bois font entendre leur présence, des canards naviguent tranquillement en se léchant les plumes, des grenouilles croassent, des oiseaux gazouillent et des écureuils se baladent en quête de nourriture. Voilà à quoi peuvent s’attendre d’observer les enfants qui fréquenteront cet été le camp de jour du parc-nature du Bois-de-Liesse.
Bien sûr, des castors, des tortues, des couleuvres et des insectes seront aussi dans les parages du grand marais et du ruisseau Bertrand qui s’y trouvent, de même que le son des pneus des véhicules qui foulent la chaussée du pont Louis-Bisson, qui surplombe la rivière des Prairies. Au milieu des sentiers bordés d’arbres et de végétation se trouvent des sites d’observation aménagés pour les visiteurs, de façon à ce qu’ils apprécient la nature et son environnement.
Lieu d’apprentissage
Le camp de jour en sciences de la nature et de l’environnement, offert par le Groupe uni des éducateurs naturalistes et professionnels en environnement (G.U.E.P.E.), se veut un lieu d’apprentissage pour les participants âgés de 6 à 12 ans.
«Par le biais d’activités ludiques, le camp permet aux enfants de découvrir la faune et la flore qui les entourent, de connaître le terrain de jeu de ces animaux et de s’ouvrir sur la nature. Afin de prendre conscience de l’environnement, quoi de mieux que d’observer les animaux dans leur habitat naturel? Un zoo c’est bien, mais un parc-nature c’est mieux», estime Sophie Tessier, naturaliste et responsable des communications au G.U.E.P.E.
Le but des activités de cet organisme est d’inculquer de nouvelles connaissances aux participants. «Il arrive parfois que les jeunes enseignent à leurs parents ce qu’ils ont appris durant la journée», souligne-t-elle.
Camp et famille
Outre les groupes scolaires qui pullulent au parc-nature à ce moment de l’année, des activités ouvertes au grand public sont aussi organisées. À ces occasions, des lunettes d’approche sont utilisées pour mieux observer la faune et la flore. La famille est d’ailleurs invitée à étudier les écosystèmes durant une vingtaine de minutes les dimanches 20 et 27 mai, ainsi que le 3 juin, entre 12h et 16h, à l’accueil Pitfield, situé au 9432, boulevard Gouin Ouest.
Le camp se déroule au même endroit entre le 25 juin et le 24 août, de 9h à 15h, avec service de halte-garderie. Un autobus assurera le transport aller-retour des enfants selon les points de rencontre fixés sur le territoire de l’Ouest-de-l'Île en fonction de chacun des quatre camps. Quelques places sont encore disponibles, notamment pour le camp en anglais du 30 juillet au 10 août. Pour information ou réservation, communiquez avec le G.U.E.P.E. au 514 280-6829, poste 1.
«Afin de prendre conscience de l’environnement, quoi de mieux que d’observer les animaux dans leur habitat naturel?»
- Sophie Tessier, naturaliste et responsable des communications au G.U.E.P.E.
Plaisir en forêt
Voir le plaisir que les enfants ont à découvrir la nature et l’environnement constitue la plus belle des récompenses pour les naturalistes au parc-nature du Bois-de-Liesse. «Savoir qu’ils apprennent tout en s’amusant fait chaud au cœur», avoue Sophie Tessier, du G.U.E.P.E, qui entend souvent les participants lui dire après la journée «Madame, c’était full cool».