Le ministre des Anciens combattants, Greg Thompson, a participé au deuxième colloque sur les traumatismes liés au stress opérationnel.
Photo: Jacques Pharand
Brassage d'idées pour les anciens combattants
Des professionnels et des spécialistes de partout au Canada se sont réunis du 7 au 9 mai à l'occasion du deuxième colloque sur les traumatismes liés au stress opérationnel. Les participants ont échangé et partagé leurs connaissances afin de pouvoir aider le mieux possible les anciens combattants.
Au total, ce sont plus de 450 personnes travaillant de près ou de loin avec les anciens combattants qui se sont rencontrées lors du colloque. Au Québec, les anciens combattants victimes de traumatismes son traités au Centre national pour traumatismes liés au stress opérationnel de l'Hôpital Sainte-Anne depuis 2001.
«Les spécialistes des autres centres de partout au Canada en ont profité pour partager leurs connaissances, leurs trucs et discuter des avancées scientifiques, affirme la directrice des Communications et de la Commémoration de l'hôpital, Maggie Michaudville. Ce qui en ressort, c'est qu'on a fait beaucoup de chemin ces dernières années pour faire reconnaître les gens qui sont atteints.»
Un traumatisme lié au stress opérationnel est un problème psychologique qui découle d'une participation au sein des Forces canadiennes. Il peut s'agir de problèmes comme l'anxiété, la dépression, le syndrome de stress post-traumatique ou d'autres complications qui entravent les activités quotidiennes d'un individu.
«Voilà pourquoi nous sommes réunis, reconnaître les sacrifices de ces anciens combattants en s’assurant qu’ils bénéficient de toute l’aide requise, afin de réussir avec succès leur transition de la vie militaire à la vie civile», a déclaré le ministre des Anciens combattants, Greg Thompson.
En hausse
Le nombre d'anciens combattants canadiens recevant des pensions d'invalidité pour des problèmes de santé mentale est passé de 8400 à 10 000 en moins d'une année. Il s'agit d'une augmentation globale de 400 % au cours des cinq dernières années.
«J’ai écouté les inquiétudes et les récits [d'anciens combattants]. Je peux vous dire que cela brise le cœur de les entendre raconter les événements qu’ils ont vécus et de constater les blessures dont ils souffrent», a confié le ministre Thompson en guise de motivation.
Photo: Jacques Pharand