Jelani McLaren habite à Dorval.
Photo: Stéphane Brunet
Un avion dans l'oreille
Le bruit, encore source de désagréments aux alentours de l'aéroport Montréal-Trudeau
L'aéroport Montréal-Trudeau est de plus en plus populaire. Plus de gens le fréquentent, plus d'avions aussi.
Et cette réalité se reflète dans les statistiques: au premier trimestre de cette année, les mouvements aériens ont augmenté de 6,5 % par rapport à l'an dernier. Ce chiffre représente le double de l'augmentation moyenne des aéroports de Montréal, qui est de 3,8 %. Selon la direction de l'aéroport, ces mouvements aériens supplémentaires se sont ajoutés surtout durant la journée, entre 9 et 19 heures.
Encore cette année, l'assemblée publique annuelle des Aéroports de Montréal (ADM) a reçu la visite de plusieurs citoyens qui se sont plaints du bruit engendré par tout ce trafic aérien. En fait, plusieurs de ces gens habitent le quartier de Saraguay, près de l'autoroute 13. Selon la vice-présidente des affaires publiques, s'il y a eu diminution des plaintes sur le bruit dans les dernières années, il y a eu une augmentation de celles qui viennent de Saraguay. C'est qu'environ 30 % des vols de nuit passent par l'axe de l'autoroute 13 depuis 5 ou 6 ans, incluant les petits avions, depuis quelques mois.
Ailleurs, dans la région ouest, la situation s'est beaucoup améliorée depuis 1995, si on en croit les données recueillies par l'ADM. Le nombre de résidences survolées est moindre, ainsi que le bruit des nouveaux moteurs d'avion. Il reste que les gens qui vivent dans l'axe des pistes vivent dans un climat plus bruyant que les autres, évidemment.
D'ailleurs, la plupart des avions décollent sur la piste 06D (dans 42 % des cas en 2006), qui passe par-dessus la ville de Dorval et du Lac Saint-Louis. La plupart des avions qui atterrissent à l'aéroport passent par la piste 24D (dans 43 % des cas en 2006), qui passe par Saint-Laurent. La piste 28, elle, a servi dans 21 % des décollages. C'est cette piste qui passe au-dessus du territoire de l'Ouest-de-l'Île. C'est la direction du vent qui choisit la piste à emprunter, explique-t-on aux communications de l'organisme.
Photo: Stéphane Brunet