Êtes-vous affectés par la grève du transport en commun?
par Alexandre Gauthier
Voir tous les articles de Alexandre Gauthier
Article mis en ligne le 25 mai 2007 à 15:14
Soyez le premier à commenter cet article
Êtes-vous affectés par la grève du transport en commun?
Affichage des photos

Karine Asselin, Île Perrot
«Non, car j’ai une auto, mais ma mère est affectée. Elle utilise chaque jour le train de banlieue, puis l’autobus pour se rendre au travail. Mais là elle doit marcher 30 minutes, au moins le double du temps que ça prend généralement en autobus. Elle prend ça plutôt positivement, car elle dit que ça lui fait faire de l’exercice. Mais je ne sais pas combien de temps elle pourra faire ça.»

Jean-Charles Ross, L’Île-Bizard
«Oui et c’est très frustrant. C’est un handicap total qui désorganise la journée. Ça me prend au moins deux heures de plus par jour pour me déplacer à l’école et au travail, car je n’ai aucun autre moyen de transport. Je marche aussi beaucoup plus qu’en temps normal. Cette grève me prend au dépourvu, car j’ai dû me rendre tôt le matin à l’école, afin de m’assurer de ne pas rater un examen l’après-midi.»

Crystal Zamora, Pierrefonds
«Pas moi parce que j’ai une auto, mais ma sœur et mon frère sont pognés pour être à l’école à 6h au lieu de 8h parce que ma mère va les reconduire avant d’aller travailler. Ma famille vit ça difficilement, car elle n’a pas d’autre moyen de transport. C’est encore plus problématique ici dans l’ouest, car on est situé plus loin que le centre-ville de Montréal et il n’y a déjà pas de métro.»

Domingo Doria, Sainte-Anne-de-Bellevue
«Même si j’ai une auto, je vois que ça affecte vraiment beaucoup les gens. Je crois que cette grève n’est pas bonne et que la difficulté à se déplacer cause un ralentissement de l’économie. J’ai l’habitude de me rendre au centre-ville de Montréal en transport en commun la fin de semaine, mais je vais peut-être prendre l’auto la prochaine fois, si la situation perdure.»

Marie Côté, Île des Soeurs
«Moi je ne suis pas affectée, même que ça va mieux sur les routes, car je constate moins de trafic. Par exemple, ça m’a pris seulement 35 minutes de chez moi au Collège Gérald-Godin en passant, entre autres, par le boulevard Décarie. D’ailleurs, mes étudiants sont là à temps pour leurs cours. Peut-être que les gens partent plus tôt ou que la circulation est plus compliquée seulement pour sortir de la ville.»
Vos commentaires