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Chasse aux graffitis

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Article mis en ligne le 25 mai 2007 à 15:17
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Chasse aux graffitis
Les graffitis sont de plus en plus fréquent dans le paysage de l'Ouest-de-l'Île, comme en fait foi ce mur d'un commerce sur le boulevard St-Charles. Photo: Jacques Pharand
Chasse aux graffitis
Tantôt considéré art visuel, tantôt nuisance urbaine, les graffitis envahissent l'Ouest-de-l'île. Une nouveauté pour la région qui n'avait pas encore été prise d'assaut par les graffiteurs. Conscient du problème, Pierrefonds-Roxboro fait le nettoyage gratuitement partout sur son territoire.
À voir tous ces graffitis qui s'affichent sur les murs de commerces ou de résidences, on comprend que ce moyen d'expression devient de plus en plus populaire. C'est la première année que l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro offre ce service à ses résidants. Deux enquêteurs font du porte-à-porte depuis deux semaines pour proposer l'enlèvement des graffitis à ceux qui en ont été victimes. Ils ont cependant du mal à rejoindre les propriétaires de maisons privées.

Pour bénéficier du programme, une seule particularité est exigée, le graffiti doit être visible de la rue. L'arrondissement a donné le contrat à une entreprise spécialisée, Solution Graffiti, référé par la ville de Montréal. «Ce sont des spécialistes qui nettoient le tout de façon écologique, explique Johanne Palladini, aux communications de Pierrefonds-Roxboro. Ils font du mieux possible pour qu'il n'y ait pas de dommage, mais on demande quand même aux propriétaires de signer une décharge contre les poursuites.»
Au désarroi
Il en coûte 29$ par mètre carré pour remettre un mur dans son état d'origine. Le problème demeure récurrent. Malgré la bonne volonté des propriétaires et de l'arrondissement à garder les bâtiments propres et exempts de graffitis, ils refont surface aussi vite qu'ils disparaissent. Madame Palladini fait remarquer que cette situation est observée cependant partout sur le territoire de Montréal. «J'ai même reconnu au centre-ville de Montréal, la tête d'un serpent fait en bout de flèche qu'on retrouve ici», rapporte-t-elle.
Trucs et astuces pour la prévention
Pour ceux qui sont les cibles de prédilection des graffiteurs, il est possible de jouer au plus malin seulement en appliquant quelques trucs. Dans un document distribué par la ville de Montréal, on y apprend plusieurs moyens de dissuasion tels que l'installation d'un grillage sur le mur, d'un système d'éclairage à l'endroit problématique ou la plantation de vigne vierge de type Engelmannii ou d'arbustes. Il est recommandé de porter plainte systématiquement à la police chaque fois qu’un nouveau graffiti apparaît.
Une enveloppe budgétaire «Propreté» de 100 000$ a été allouée par la ville de Montréal à l'arrondissement et de ce montant, 15 000$ seront utilisés pour faire la guerre à ces disgracieux dessins. «Il y aura enlèvement des graffitis tant qu'il y aura des fonds», souligne Mme Palladini.

Photo: Jacques Pharand

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