Le nouveau commandant du PDQ 3, Michael Chartrand.
Jacques Pharand
Un nouveau chef au PDQ 3
Suite au départ de Régis Migneault à l'autre bout de l'île de Montréal, le PDQ 3 est maintenant sous une autre gouverne. Le nouveau commandant, Michael Chartrand, en poste depuis avril dernier, est polyglotte, a travaillé en Bosnie dans une mission de paix et a déjà été lieutenant à Ste-Anne-de-Bellevue et Kirkland.
Au service de la SPVM depuis 1989, monsieur Chartrand parle quatre langues dont l'anglais, le français, l'italien et le serbo-croate. Dans son parcours professionnel, c'est la première fois qu'il occupe les fonctions de commandant après un long processus d'examens qui aura duré trois ans.
Son dernier lieu de travail était situé à Hochelaga-Maisonneuve et même s'il connaît l'Ouest-de-l'Île pour y avoir œuvré en 2000, il constate davantage que c'est une région très spacieuse, mais «polarisée entre la richesse et ceux qui se battre pour survivre.» Par ailleurs, il a déjà à cœur la prolifération des graffitis dans le secteur. «J'arrive d'Hochelaga-Maisonneuve et je trouve ça relativement propre ici, dit-il. Il y a une façon de régler la situation avec beaucoup de prévention à faire dans les écoles.»
À titre de nouveau commandant, il veut prendre le temps de s'imprégner et désire faire «une transition sans couture» auprès de sa nouvelle équipe de policiers. Il a une attention toute particulière pour les citoyens qui sont desservis par le PDQ 3 et voit déjà comment il peut leur offrir davantage. «Je suis très préoccupé par la jeunesse et les aînés, affirme-t-il. Il y a un besoin de sentiment de sécurité à combler dans les deux cas, on constate des enjeux communs pour la sécurité publique et je veux faire de la prévention auprès d'eux.»
Le commandant Chartrand est aussi titulaire d'une maîtrise en administration des affaires (MBA) et il complète actuellement une maîtrise en éducation (M. Éd.) à l'Université de Sherbrooke. Cette dernière lui est utile dans la fonction d'enseignant en techniques policières qu'il occupe au cégep John Abbott.
Jacques Pharand