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Accoucher dans l'ouest

Deux gynécologues-obstétriciennes de plus au Lakeshore, est-ce assez?

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 11 juin 2007 à 15:06
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Accoucher dans l'ouest
Selon les chiffres du CSSS, la majorité des femmes de l'Ouest-de-l'Île accouchent ailleurs. - Photo: Marie-Claude Simard<[:AC:]$P>
Accoucher dans l'ouest
Deux gynécologues-obstétriciennes de plus au Lakeshore, est-ce assez?
Depuis ce printemps, l'Hôpital général du Lakeshore compte deux gynécologues-obstétriciens de plus. Ils sont désormais cinq gynécologues-obstétriciens pour la salle d'accouchement, et ce nombre pourrait être augmenté dans les prochains mois. C'est que selon les chiffres du CSSS de l'Ouest-de-l'Île, l'offre dans ce domaine ne suffit pas à la demande!
En effet, selon une étude commandée par le CSSS à la firme CIM, l'Ouest-de-l'Île a le plus haut taux d’accouchements parmi les 12 CSSS de la région montréalaise, et 1 921 femmes de ce territoire ont donné naissance en 2004-2005. Les gens de l'Hôpital général du Lakeshore ont aidé 880 de ces femmes à accoucher lors de cette période. Le calcul est simple: la majorité des femmes habitant le territoire du réseau local ont accouché ailleurs.

La maison des naissances située à Pointe-Claire voit environ 270 accouchements par année, selon la directrice du programme d'Enfance famille jeunesse du CSSS de l'Ouest-de-l'Île, Ruth Bresnen, mais la majorité des clientes viennent d'ailleurs.

«Plusieurs gynécologues-obstétriciens ont pris leur retraite, nous sommes donc en recrutement», explique Ruth Bresnen. En moyenne, les médecins qui travaillent dans la salle d'accouchement assistent à environ 200 à 300 naissances chaque année. Les deux nouvelles, Yvonne Vasilie et Sandra Biem, devront arriver à ce quota l'an prochain, lorsqu'elles auront forgé une clientèle. «Ce n'est toutefois pas suffisant», reconnait madame Bresnen. «Nous sommes encore en recrutement. Avec au moins deux à trois personnes de plus (dans la salle d'accouchement), nous répondrions mieux à la demande.»
Des bébés partout
Selon l'Institut de la statistique du Québec, 82 100 bébés sont nés au Québec en 2006, une hausse de 8 % par rapport à l'année précédente. «La hausse du taux de natalité observée partout au Québec depuis l’année dernière a suscité une augmentation des demandes de suivis de grossesse», affirme la directrice des services professionnels du CSSS de l’Ouest-de-l’Île, Sylvie Douyon, dans une communication aux médias.
Étrangement, la plupart des femmes qui ont accouchent à l'Hôpital général du Lakeshore viennent de l'extérieur du territoire, de Vaudreuil-Dorion, par exemple. Ruth Bresnen souligne d'ailleurs que plusieurs jeunes familles s'établissent dans la région de Vaudreuil-Soulanges parce que le prix des résidences leur est plus abordable que sur l'île de Montréal.
Rêve de centre dans l'ouest
En plus des deux professionnelles engagées, le CSSS a ajouté au service de radiologie de l’hôpital un appareil d’échographie et une nouvelle salle d’examen entièrement dédiées aux services obstétriques. Ceci s’ajoute à la nouvelle clinique de fertilité, mise en place depuis le mois passé. Les femmes de l'ouest qui sont référées par leur omnipraticien peuvent consulter un spécialiste dans leur coin, sans avoir à se déplacer au centre-ville, explique Ruth Bresnen. Pour l'instant, cette clinique est ouverte aux deux semaines.
Présentement, le centre des naissances de l'Hôpital général du Lakeshore est situé sur deux étages, et plusieurs services ne sont pas offerts. Par exemple, les bébés qui naissent prématurément doivent être transférés ailleurs, à Sainte-Justine par exemple, pour bénéficier des installations adéquates.

Les gens du CSSS de l'Ouest-de-l'Île militent pour la construction d'un centre de périnatalité rattaché à l'hôpital. «Les femmes enceintes ne sont pas malades. Elles pourraient donc avoir un lieu bien à elles», affirme madame Bresnen. En plus des traditionnels services d'obstétriques, ce centre habiterait une clinique pour les grossesses à risques, la possibilité d'un suivi avec une sage-femme, une pouponnière pour les enfants qui naissent avec des complications. Pour l'instant du moins, ce centre de périnatalité reste un rêve.

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