Le Vent du Nord sera en spectacle au parc Eugène-Dostie de L’Île-Bizard, le samedi 23 juin prochain, à 20h30. L’entrée est libre.
Photo: Courtoisie
La Saint-Jean dans le vent
Avertissement: un vent d’une rare intensité soufflera sur L’Île-Bizard dans la soirée du 23 juin prochain. Par mesure de sécurité, les gens sont invités à ne pas rester seuls à la maison et à se réunir, à 20h30 précise, au parc Eugène-Dostie. Et puisqu’il semble que le courant soit du nord, on leur suggère d’arriver avec la ferme intention de veiller tard!
Ils font voyager leur musique à l’échelle internationale depuis la création même du groupe, en août 2002. Récipiendaires de nombreux prix — dont le prestigieux Juno du meilleur album de musique traditionnelle en 2004, pour leur premier disque Maudite moisson — leur parcours dans les circuits folk et traditionnel est franchement impressionnant. Vous ne les connaissez pas? Vous serez surpris d’apprendre que leur second opus Les amants du St-Laurent a, lui aussi, récolté les honneurs du meilleur album de l’année, cette fois aux Canadian Folk Music Awards, en 2005.
Aux quatre vents
Ils se nomment Nicolas Boulerice, Olivier Demers, Simon Beaudry et Réjean Brunet et ils forment Le Vent du Nord (VND), un quatuor d’ici qui a su conquérir le cœur des publics étrangers. Sa musique festive à la fois jeune et ancrée dans la tradition se taille une place partout sur le globe et, quoiqu’exclusivement francophone, son répertoire plaît, sans barrières. «On est très privilégiés et on le sait, reconnaît d’emblée Nicolas Boulerice. On peut vivre de notre musique depuis le début et nos efforts ont été reconnus et récompensés, on est chanceux… Je crois qu’on a eu le vent pour nous pousser dans le dos!», lance celui qui a fondé le groupe avec Olivier Demers.
Un maillon dans la tradition
«Le VDN est le véhicule d’une culture formidable aux multiples influences, un maillon dans la tradition, poursuit Nicolas. On a souvent été vus comme des puristes de la musique traditionnelle, alors que ce qu’on aime vraiment, c’est le côté recherche; fouiller, aller dans les vieux enregistrements, trouver des trucs inconnus et les faire découvrir aux gens. On est quatre instrumentistes et on présente des compositions originales, combinées à des pièces tirées du répertoire traditionnel. Il y a des textes de fond, des musiques plus légères et des arrangements parfois plus fins. On ne se prend pas la tête, on a simplement du plaisir à faire danser les gens et on veut que ce soit agréable encore longtemps».
Réveiller la fibre francophone
Avant de s’envoler pour une tournée de festivals en Italie, en Norvège, en Angleterre et en Allemagne, le VDN s’arrêtera à L’Île-Bizard à l’occasion de la fête nationale, pour célébrer la richesse de notre tradition, mais également pour offrir, en primeur, quelques extraits de leur troisième album Dans les airs, qui sera lancé à Montréal, le 2 octobre prochain. «On a ici quelque chose d’unique au monde, mais qui demeure, pour plusieurs, encore inconnu. Un de nos plus grands plaisirs, c’est de se promener un peu partout pour clamer haut et fort que le français est toujours vivant dans la musique traditionnelle, de réveiller la fibre francophone chez les gens en les replongeant dans le temps, au cœur de leurs racines», de conclure Nicolas Boulerice.
Photo: Courtoisie