Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Cités Nouvelles
Actualités
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La grogne se fait entendre contre le Centre de Pierrefonds-Est

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
Voir tous les articles de Alexandre Gauthier
Article mis en ligne le 17 juin 2007 à 15:39
Soyez le premier à commenter cet article
La grogne se fait entendre contre le Centre de Pierrefonds-Est
Jean Lamoureux s’inquiète du sort qui pourrait être réservé au terrain de football, comme cela est arrivé au terrain de soccer. Il prédit que l’arrondissement pourrait le transformer en stationnement pour les usagers du train de banlieue. Photo: Marie-Claude Simard
La grogne se fait entendre contre le Centre de Pierrefonds-Est
Des citoyens ne digèrent pas la taxe spéciale et des organismes se sentent floués du rejet de regrouper les associations sous un même toit au Centre communautaire de Pierrefonds-Est, présentement en construction sur le boulevard Gouin.
Les préoccupations sont différentes selon les visions citoyenne et communautaire. Des résidants se disent inquiets de devoir financer le centre par une taxe spéciale de l’arrondissement, ainsi que de l’impact sur le sport au parc d’À-Ma-Baie.

«Je n’ai jamais entendu parler que ce projet serait financé par les citoyens», affirme Adolphe Van Molle, qui réside à Pierrefonds depuis 50 ans. Ce dernier, qui a œuvré dans le domaine de la construction, appréhende même un dépassement des coûts, estimés à 3,5 millions $. Si cela se produit, l’arrondissement devra refaire une demande de règlement d’emprunt. «Ce sera une occasion pour les citoyens de s’exprimer, car on subit toujours les conséquences des décisions des élus, qui ignorent souvent la volonté des gens», soutient-il.
Un centre de réception?
Jean Lamoureux, père de trois enfants qui utilisent les installations du parc, déplore cette taxe spéciale. «Malheureusement, les gens vont se réveiller seulement quand ils vont recevoir leur compte de taxes», prédit-il. Ce résidant de la rue Pierre-Lauzon dénonce l’absence de consultation publique concernant le centre, alors que les citoyens payeront la note.
Comme éducateur physique, M. Lamoureux ne comprend pas qu’on enlève un terrain de sport et un espace vert au moment où tous s’entendent pour faire bouger les enfants. De plus, il ne voit pas le besoin réel d’un tel centre, alors qu’il estime plus urgent d’avoir une piscine dans le secteur. «J’ai consulté les plans et je me demande si leur intention n’est pas de créer un centre de réception avec leurs 12 salles, s’interroge-t-il. Pourtant, ce ne sont pas les locaux qui manquent; les écoles en ont pleins», fait-il valoir.
On s'interroge
Dans le milieu communautaire, des organismes se questionnent. Pour Mustapha Kachani, directeur général du Centre d’intégration multi-services de l’Ouest-de-l’Île (CIMOI), qui souhaite ce centre depuis dix ans, il est évident que l’arrondissement a imposé sa vision du projet. «Il a toujours été question de loger les organismes communautaires au centre, dans un deuxième étage ou une annexe, afin d’optimiser leurs services. De plus, le financement devait provenir de Montréal et non d’une taxe d’arrondissement», précise-t-il, la voix dépitée.
M. Kachani estime que l’ensemble des organismes communautaires n’est pas d’accord avec l’approche de l’arrondissement dans ce dossier. De plus, il croit que les conditions exigées aux organismes pour obtenir des locaux permanents étaient une tactique visant à les décourager, comme obtenir des résolutions d’appui de leur conseil d’administration et une preuve de solvabilité. «La nature même du communautaire est précaire», soutient-il.
Une consultation citoyenne?
Veronica Lopez, directrice à Cloverdale Multi-Ressources, admet que la situation n’est pas idéale pour les organismes, mais elle cherche plutôt des solutions. «Je souhaite donner une âme au centre, établir une synergie dans la communauté. Peut-être devrait-on consulter les citoyens pour connaître les besoins de la population, puisque les organismes ont été invités à faire état des besoins communautaires?», lance-t-elle.
Mme Lopez considère que le centre est un plus pour le secteur. «Il répond à un besoin en infrastructure, même s’il ne règle pas les problématiques des locaux des organismes qui en cherchent de plus spacieux ou abordables», fait valoir celle qui siège sur le comité de la Table de quartier du nord-ouest de l’île de Montréal.
Des locaux gratuits et accessibles à tous?
Le coordonnateur de cette table, Michel Poirier, considère que c’est une chance d’avoir des salles multifonctionnelles ou multimédias, mais qu’il reste à définir les activités selon les besoins des organismes et une vision commune des dirigeants communautaires.
Selon lui, l’objectif du comité du centre est de favoriser le sentiment d’appartenance et les liens sociaux communautaires. Dans la rencontre du 25 mai, il a suggéré qu’un espace de rassemblement puisse servir après les activités, ainsi qu’une visite du toit vert et d’un endroit pour les expositions et du visionnement.

D’autres organismes ont proposé des paramètres d’accessibilité au centre et des tarifs, ainsi que des salles de spectacles, de conférences et de présentations multimédias, d’une salle Internet, d’un thème mensuel et même un point de service de bibliothèque.

«Il a déjà amplement été discuté en comité que les salles seront gratuites pour les organismes», soutient M. Poirier, qui ne sait pas si les résidants, eux, devront payer pour utiliser les salles. Sûrement pour un mariage, mais pour une activité?
Un projet bon pour l’ensemble
La mairesse de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, Monique Worth, prétend que les rencontres avec les organismes allaient bon train concernant le centre jusqu’au moment où les associations ont appris qu’elles ne pourraient pas s’y loger.
«Les discussions se sont gâtées, mais on ne pouvait pas ignorer le restant de la population. On a donc décidé d’accommoder le plus possible les organismes avec des salles qui serviront à des réunions et à des spectacles, tout en donnant une place aux citoyens de Pierrefonds-Est dans un centre attrayant qui se veut un lieu de rencontre», précise la mairesse.

Admettant que le secteur est également dépourvu d’une piscine, Mme Worth estime néanmoins que de grosses dépenses seraient reliées à cet autre projet, argent que l’arrondissement ne possède pas. «On voudrait bien trouver un partenaire pour réaliser ce projet de piscine, a-t-elle indiqué, démontrant qu’elle n’était pas contre l’idée. Il n’y a toutefois aucun projet concret sur la table en ce moment», précise-t-elle.

Concernant le financement du centre par règlement d’emprunt et la chance des citoyens de s’exprimer, Mme Worth fait valoir qu’il y a eu une consultation publique pour cet emprunt. «Quand un projet comme celui du centre profite à tout le monde, les gens comprennent qu’il y aura un service au bout de la taxe», soutient celle qui voulait offrir ce projet en cadeau de Noël aux résidants.
Sources de conflit
- Les organismes communautaires seront des utilisateurs seulement

- Les résidants payeront une taxe spéciale, sans avoir été consultés pour le centre

- Les organismes sont consultés pour tenir leurs activités, mais pas les résidants

- L’accessibilité au centre et sa tarification sont au nombre des discussions

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net