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Le centre sportif Saint-Raphaël persiste, mais ne signe pas

La signature de l’entente se fait attendre

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 13 juillet 2007 à 17:04
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Le centre sportif Saint-Raphaël persiste, mais ne signe pas
Le CA du complexe sportif Saint-Raphaël souhaite que l’entente soit signée avant le début de la saison en septembre. Photo: Jacques Pharand
Le centre sportif Saint-Raphaël persiste, mais ne signe pas
La signature de l’entente se fait attendre
En janvier dernier, l’arrondissement de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève annonçait en grande pompe la signature prochaine d’un contrat de fourniture de services avec le centre sportif Saint-Raphaël (CSSR). Aujourd’hui, bien que les principaux intéressés s’entendent sur son imminence, la signature se fait toujours attendre.
Mercredi soir dernier, s’est tenue l’assemblée générale annuelle du CSSR. La dernière édition de cet événement avait eu lieu le 25 février 2005. Il faut dire que l’organisme refait surface après une période difficile. Erreurs de construction de bâtiment, remue-ménage dans le conseil d’administration, allégations de fraude, dette de près de 5 millions, voilà les grandes lignes du mélodrame qui a secoué le modeste centre sportif de L’Île-Bizard depuis quelques années.

Malgré les épreuves, ce sont des administrateurs déterminés, unis dans une même vision de réussite, qui ont accueilli les huit individus qui ont répondu à l’invitation du conseil d’administration. L’annonce de l’assemblée avait été diffusée au grand public par l’entremise du babillard de l’établissement et du tableau électronique de L’Île-Bizard. «Nous avons manqué la date de tombée du journal de quartier», explique Michel Coulombe, directeur du CSSR. À l’ordre du jour, figuraient, entre autres, les présentations et adoptions des rapports financiers des deux dernières années, le mot du président André Wilson, et les mises en candidature et élections du nouveau conseil.

Au point varia, il a été question de l’entente de principe avec la Ville. Rappelons que pour sortir le CSSR de son impasse financière et pour assurer aux résidants de la région une continuité dans les services sportifs, la Ville s’était engagée l’hiver dernier à parrainer l’organisme sur une période de 20 ans, moyennant l’approbation du ministère des Affaires municipales et des régions. Cet endossement à long terme devait garantir un plan de refinancement auprès de la Caisse populaire Sainte-Geneviève, à qui le CSSR doit 4,6 millions présentement. «La ville assurera près de 50% des revenus du centre à travers des services qu’elle offrira aux citoyens dans nos infrastructures», explique André Ranger, membre du conseil d’administration.

Le directeur des sports et loisirs à l’arrondissement, Alain Bernard, qui a présidé l’assemblée, a annoncé que l’entente avait été entérinée par la ministre. «La signature de l’entente est imminente, on souhaite faire une conférence de presse en août avant le début de la saison», explique-t-il. Lorsque cette entente sera signée, Alain Bernard deviendra membre du CA, car tel qu'il a été stipulé par un nouveau règlement adopté mercredi soir, dans l’éventualité d’une entente, deux représentants choisis par la Ville devront devenir administrateurs. Notons que le vice-président du CA de la Caisse populaire de Sainte-Geneviève, Robert Labrosse, siège à titre de simple résidant au conseil du CSSR.

Il reste des vérifications à faire du côté de l'institution financière. Malgré que le directeur général de la Caisse, Robert Bouillon, ne tarisse pas d’éloges pour les dirigeants du CSSR, «ils ont passé le test, ils ont fait une très belle "job", un travail de moine, ce sont des passionnés qui portent l’organisme à bout de bras», la Fédération des caisses Desjardins du Québec a exigé des rapports de spécialistes additionnels pour autoriser un financement de cette envergure.

Il ne reste que l’évaluation du bâtiment faite par SODEM à être déposée. Robert Bouillon, qui connaît déjà les grandes lignes de ce rapport, affirme qu’«essentiellement, il n’y a rien qui pose un problème majeur…Les failles du bâtiment ont été exagérées sur la place publique».

Photo: Jacques Pharand

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