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Le monde de Fayo

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 28 juillet 2007 à 14:59
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Le monde de Fayo
Fayo sera en spectacle dans le cadre des Rendez-vous des arts, à l’amphithéâtre de la Salle Pauline-Julien, le mercredi 8 août prochain, à 19h30. Il est recommandé d’apporter chaises et couvertures et, en cas de pluie, la représentation se tiendra à l’intérieur. Photo: Courtoisie
Le monde de Fayo
Fier de son accent acadien et de sa culture distincte, Mario Leblanc — dit Fayo — fait voyager sa musique à travers la francophonie. Du Québec à l’Ontario, puis à destination de l’Europe, il promène son folk rock teinté de multiples influences. Un talent qui passera par Ste-Geneviève prochainement. Ouvrez l’oreille attentivement!
Comme son pseudonyme qui fait référence à une fève qui croît doucement, avec rigueur et persévérance, Fayo s’est construit petit à petit, armé de passion, de sensibilité et d’un brin de folie. Sans prétention, parfumé d’harmonies riches et d’émotions, son univers bien personnel s’est développé lentement mais sûrement, à mi-chemin entre l’Acadie et le reste de la francophonie.
Une langue en héritage
«Toutes mes compositions tournent autour de mon expérience, de mes racines et de cette langue laissée en héritage par mes parents et mes grands-parents: le chiac, un dialecte parlé dans le sud du Nouveau-Brunswick, qui se veut un mélange d’anglais et de français», explique d’entrée de jeu Fayo. «Je me ballade entre l’Ontario, le Québec et la France en continuant de chercher ma place dans la francophonie, car je ne l’ai pas encore trouvée», confie l’auteur compositeur-interprète de Moncton.
Après La fièvre des fèves, un premier opus qui l’a révélé en 2001, Fayo poursuit sa quête avec Accent aigu, un disque entièrement à son image où il collabore avec ses deux comparses musiciens Rémi Arseneault et Stephen Leblanc et sur lequel on retrouve de magnifiques textes des poètes acadiens Guy Arseneault et Stéphanie Morris.
S’exporter avec authenticité
«Nous avons travaillé un an et demi sur le deuxième album, qui est beaucoup plus folk rock underground que le précédent. Ça parle notamment d’amour, de guerre et de voyages, car mon identité s’élabore et évolue à travers mes déplacements, révèle Fayo. Alors que j’habite en Ontario et que je flirte avec les Québécois depuis environ neuf ans, je suis allé visiter la France une dizaine de fois. Là-bas, je dois m’exporter en tant qu’Acadien, en expliquant qui je suis et en faisant comprendre ce que je dis. C’est toujours différent d’un endroit à l’autre, mais j’ai l’Acadie, le Québec et la France, donc c’est vraiment tout un beau parcours à l’intérieur de ma francophonie», termine-t-il.

Photo: Courtoisie

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