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Une odeur de changement pour la fin de l'été

Enfin le début des travaux au site d'enfouissement LEEP

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 3 août 2007 à 14:53
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Une odeur de changement pour la fin de l'été
Le matériel est déjà arrivé sur le site de LEEP au mois de juillet. Il ne manquait que l'autorisation du ministère pour commencer les travaux. Photo: Martin Alarie
Une odeur de changement pour la fin de l'été
Enfin le début des travaux au site d'enfouissement LEEP
C'est ce lundi 6 août que débuteront les travaux de forage dans le site d'enfouissement de matériaux secs Les Entreprises environnementales Pierrefonds (LEEP), situé dans l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro. Le forage et la mise en place de la torchère permettront, expliquent les gens de LEEP, d'enrayer la mauvaise odeur que dégage la carrière.
Ce site d'enfouissement a élu domicile dans l'ancienne carrière Meloche, sur la rue Oakwood en 1999, située en plein cœur d'un quartier résidentiel. Au début de l'année 2004, un incendie particulièrement violent a obligé les pompiers à arroser le site sans arrêt, et ce, pendant des jours. Le problème d'odeurs a réellement commencé cette année-là, probablement sous l'action de l'eau qui a dégelé créant la fermentation.

Depuis, les voisins doivent vivre avec un problème chronique de mauvaises odeurs, comme l'a publié le journal Cités Nouvelles à plusieurs reprises. La pose de torchère pour brûler les gaz responsables de la mauvaise odeur semble la solution la plus logique. Par contre, son efficacité n'a pas encore été prouvée, rappelle Ralph Nahas, qui fait partie du comité de citoyens qui discute avec la compagnie.

Au départ, le système de captation des biogaz devait être installé le plus tard le 15 mai, avant le début de la saison chaude, selon une entente prise entre LEEP et la Ville de Montréal. Finalement, la fin des travaux est prévue pour la dernière semaine du mois d'août.
Pourquoi?
Pourquoi ces retards? En fait, la compagnie a déposé au mois de juin une demande auprès du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs afin de modifier leur certificat d'autorisation, une étape essentielle avant la pose des capteurs de biogaz. La raison de ce premier retard ? Selon Gilles Mousseau, de la LEEP, c'est lorsqu'il est venu le temps de déterminer où étaient situés les biogaz que le processus a été plus long que prévu. Il a fallu prendre des mesures sur le terrain à plusieurs reprises.
Finalement, LEEP a reçu la fameuse autorisation jeudi dernier. Cela a pris du temps parce que la première demande, celle du mois de juin, a été jugée incomplète par les gens du ministère. «Ce n'est pas un cas exceptionnel. Je dirais que 95% des demandes que l'on reçoit sont incomplètes», affirmait à la mi-juillet le directeur régional de l'analyse et l'expertise pour le ministère, Jean Rivet.
Finalement!
Les capteurs de gaz sont attendus depuis longtemps par le voisinage. Déjà, en automne 2005, Cités Nouvelles rapportait que l'arrondissement Pierrefonds-Senneville [c'était avant les défusions] demandait au ministère de l'Environnement d'obliger LEEP à installer les fameux capteurs. D'ailleurs, avant l'ouverture du site à la fin des années 1990, ce système avait été promis aux citoyens. «En un an et demi, il y a eu des améliorations, mais il y a toujours des frustrations. Le principal problème est le respect des échéances. Elles sont rarement respectées», explique Ralph Nahas, qui sent du découragement chez les citoyens qu'il représente.
«Nous avons eu des appels cette année, mais moins que l'an passé», explique la mairesse de l'arrondissement, Monique Worth. «Je crois que les gens sont un peu fatigués de toujours appeler à la ville pour se plaindre», ajoute-t-elle. Selon l'élue, la température du mois de juillet a aussi probablement aidé à limiter l'odeur lors de cette période.

Les torchères qui seront installées ce mois-ci sont temporaires, et leur flamme est visible. La vraie torchère, attendue à la fin de l'automne par la compagnie, aura une flamme invisible, moins dérangeante pour le voisinage. Selon Gilles Mousseau, le système temporaire aura la même efficacité que celui à venir. Ensuite, LEEP devra entreprendre les démarches afin de pouvoir mettre sur pied un centre de tri qui permettra de recycler une partie des déchets qui sont amenés vers le site.

Photo: Martin Alarie

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