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Le taxi collectif arrive à Senneville

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 3 août 2007 à 14:54
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Le taxi collectif arrive à Senneville
Le nouveau service offert sera-t-il utilisé par les gens de Senneville? Photo: Jacques Pharand
Le taxi collectif arrive à Senneville
À partir de lundi, les résidants de Senneville qui habitent entre l'avenue Philips et la gare de Sainte-Anne-de-Bellevue pourront faire appel au taxi afin de se rendre jusqu'au train. Ce service sera offert quatre fois par jour, en période de pointe seulement.
Comme il n'y a pas de transport en commun dans la petite ville cossue de l'Ouest-de-l'Île, le coût sera le même que pour prendre l'autobus ou le métro, soit 2,75 $ le ticket. En fait, il sera impossible de donner de l'argent comptant au chauffeur de taxi, il faudra présenter la carte ou alors lui donner un ticket de métro. Le service est sur appel: les gens doivent téléphoner pour que le taxi vienne les prendre, et ce, une heure avant. Et les citoyens doivent se rendre à l'arrêt de taxi cinq minutes avant l'heure.

Pourquoi si peu de départs et d'arrivées offerts? Sur appel en plus? Ce nouveau service est un projet pilote: s'il est populaire, alors la STM ajoutera davantage de service en 2008, explique Marianne Rouette, porte-parole pour la STM. Par exemple, la société de transport pourrait décider de fonctionner avec un horaire plutôt que sur appel.

«Nous avons un budget pour ces taxis et le service est offert dans des endroits plus isolés, comme à Senneville», explique-t-elle. Le village de Senneville est enclavé dans le territoire de Sainte-Anne-de-Bellevue, au bord de l'eau entre les deux autoroutes, 40 et 20. Il y a moins de 400 résidences en tout, et le coût moyen d'une habitation est de 600 000 $. Le territoire n'est donc pas très densément peuplé.

Il n'y a pas d'autobus qui dessert la population aussi parce que la route n'est pas en état d'en recevoir. «La rue est trop étroite et il y a plusieurs dos d'âne sur le chemin Senneville», explique Martine Rouette.
Rêve de minibus
Dans une communication aux médias, le président du conseil d'administration de la STM, Claude Trudel, affirme que la Société a agit suite à la demande de citoyens de l'endroit. En fait, cela fait vingt ans que les gens de Senneville souhaitent avoir le transport en commun sur leur territoire, affirme Georges McLeish.

Le maire aimerait que le territoire soit couvert par un service de minibus, comme c'est le cas actuellement à Sainte-Anne-de-Bellevue. «Cela servirait entre autres les personnes âgées», explique-t-il. En effet, les aînés sans voiture risquent de ne pas être de grands utilisateurs du service offert jusqu'à la gare, aux heures des travailleurs. Seule Sainte-Anne-de-Bellevue est desservie présentement par un système de trois minibus, et ce, dans toute l'île de Montréal. Selon Martine Rouette, la STM n'envisage pas pour l'instant d'implanter ce service à Senneville. «Pour l'instant, on considère répondre à la demande.»

Qui utilisera le service de taxi offert selon le maire du village Georges McLeish? «Les jeunes gens pourront prendre le taxi jusqu'à la gare et laisser la voiture à leur femme durant la journée.» Plusieurs personnes se sont dites intéressées, affirme-t-il.

Photo: Jacques Pharand

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