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Voisins d’un gros tas

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 23 août 2007 à 16:05
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Voisins d’un gros tas
L’imposante montagne de terre de la Pépinière Jasmin a parfois de la difficulté à résister aux forts vents. Certains résidants du secteur adjacent ne semblent pas trop apprécier les rafales de poussière qui frappent leur maison. (Photo: Martin Alarie)
Voisins d’un gros tas
Il peut parfois s’avérer difficile de vivre en communauté, voire de partager le même voisinage. La Pépinière Jasmin est, pour certains résidants du secteur adjacent, le voisin que l’on aimerait voir déménager. La poussière et le bruit générés par l’entreprise semblent être les principaux reproches que les personnes habitant à proximité lui attribuent. Les dirigeants de l’entreprise en sont bien conscients et ils font tout leur possible pour atténuer ces désagréments.
Située au 6305, boulevard Henri-Bourassa, près de l’intersection du boulevard Toupin, la Pépinière Jasmin occupe cette adresse depuis 1960. À cette époque, aucune maison ne se trouvait à proximité du terrain de la pépinière, mais au fil des années, un vaste quartier résidentiel s’est construit.

Guy Massy habite la rue Saint-Charles depuis 12 ans et sa demeure se trouve très près de la cour arrière de la pépinière. Il doit régulièrement laver sa voiture, ainsi que les murs et les vitres de sa maison, car le vent souffle une importante quantité de terre sur sa propriété. Ouvrir les fenêtres lorsqu’il fait chaud se termine nécessairement par des repas assaisonnés de poussière, alors il préfère généralement s’abstenir. M. Massy a également remarqué qu’année après année, la quantité de poussière et le niveau sonore augmentent. «Le tas de terre dans leur cour est plus gros chaque été. Le bruit des pelles est de pire en pire aussi», rapporte-t-il. M. Massy a communiqué avec les dirigeants de l’arrondissement à quelques reprises, mais la situation n’a pas changé.

Depuis 1976, Vincenzo Jammaccone habite la rue Létang, tout juste à l’arrière de la cour de la pépinière. Il s’est habitué au bruit émanant de celle-ci et la poussière ne l’incommode pas particulièrement. «Ils étaient là avant nous, alors c’est difficile de se plaindre», remarque-t-il.

Croisé dans le quartier, Azad est plutôt de l’avis de Guy Massy. Selon lui, tous les habitants de son voisinage sont importunés par la Pépinière Jasmin. «Très tôt le matin ça fait beaucoup de bruit et ça dure toute la journée. Avant, j’avais une piscine, mais l’eau était toujours noire à cause de la poussière», mentionne-t-il. Il habite à la même adresse depuis 1982 et estime que les désagréments augmentent sans cesse.
Vivre en harmonie
Pierre Jasmin, copropriétaire de la pépinière familiale, indique qu’il est conscient que son entreprise est source de quelques ennuis pour ses voisins immédiats. «Nous savons que certaines personnes ne sont pas contentes, mais on veut un bon voisinage avec tout le monde», mentionne M. Jasmin. Il invite donc les gens importunés par les activités de la Pépinière Jasmin à lui téléphoner ou même à venir le rencontrer en personne.
Certaines mesures ont également été adoptées afin de diminuer les désagréments causés par la pépinière. Des haies de cèdres d’environ cinq mètres ont été aménagées dans le but de séparer le terrain de la pépinière de ceux des résidants immédiats. L’entreprise a acquis de l’équipement moins bruyant et des inspecteurs viennent régulièrement s’assurer que les normes sont respectées. «Nous faisons des efforts pour plaire davantage. L’hiver, les enfants ont même le droit de venir glisser sur notre butte», souligne Pierre Jasmin.

(Photo: Martin Alarie)

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