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Roxboro, parent pauvre de Pierrefonds?

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Article mis en ligne le 27 août 2007 à 14:56
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Roxboro, parent pauvre de Pierrefonds?
Dans la forêt dense de l'Île Roxboro, une dame de L'île-Bizard vient y faire son tour tous les jours pour promener son chien. Photo: Marie-Claude Simard
Roxboro, parent pauvre de Pierrefonds?
C'est à la lecture de l'article paru le 5 août à propos des branches laissées au bord de la route à Roxboro que Michel Daveluy, un résidant du secteur, a fait appel à son tour au journal. «Depuis que nous sommes avec Pierrefonds, c'est dégradant, s'est-il exclamé au téléphone. Franchement, ça n'avance pas.»
M. Daveluy habite l'endroit depuis 30 ans. Lors d'une visite à son domicile sur la 5e Avenue Nord, il en avait long sur le cœur. Il a d'abord exprimé ses doléances au sujet du bruit incessant causé par le système d'aération de l'épicerie IGA Martin, située sur la rue Meighen, juste au côté de sa cour arrière. Et quoi dire des camions de livraison qui circulent jour et nuit. Les résidants de la 5e Avenue Nord demandent qu'un mur antibruit soit érigé, rien de moins. «Nous sommes obligés de garder nos fenêtres fermées, hiver comme été, a rapporté M. Daveluy. Je participe à tous les “Samedis du citoyen” et j'en parle aux conseillers et à la mairesse, rien n’est fait pour changer la situation», déplore-t-il.

L'arrondissement a pourtant fait ses devoirs. Des tests avec sonomètre ont été effectués et les taux de décibel enregistrés sur la ligne de lot entre l'épicerie et les résidences varient entre 52 et 54 dB. La limite indiquée au règlement municipal est de 55 dB.

«C'est à la limite, convient Johanne Paladini, aux communications de Pierrefonds-Roxboro, mais selon le règlement, c'est conforme. Il y avait aussi une courroie dans le système d'aération qui grinçait, rapporte-t-elle. Le taux atteignait à ce moment 58 décibels, mais tout a été réparé et selon nos tests, les décibels varient maintenant entre 52 et 54.»

Une demande de permis pour installer une clôture de 1,5 m de hauteur, et opaque à 80%, vient d'être déposée par le propriétaire du IGA à l'arrondissement. «Ça pourra sûrement aider, ajoute Mme Paladini, nous verrons par la suite.» Pour les livraisons effectuées la nuit, l'arrondissement installera sous peu des pancartes au débarcadère indiquant l'interdiction d'effectuer des livraisons entre 23 heures et 7 heures. «Nos enquêteurs iront également sur place pour faire respecter le règlement», a spécifié Mme Paladini.
Trésor caché
Outre les problèmes engendrés par le bruit du commerce adjacent, Michel Daveluy a profité de la présence des journalistes de Cités Nouvelles pour faire découvrir le cadre champêtre du voisinage. À quelques pas de sa demeure se trouve l'île Roxboro, anciennement appelée l'île aux chats, une forêt dense préservée par la construction résidentielle. Lors de notre visite, des pêcheurs étaient au bord de la rive, des cyclistes roulaient sur les sentiers et quelques maîtres promenaient leur chien. Même une dame de L'Île-Bizard y était pour l'exercice quotidien de sa bête. «Je viens ici tous les jours parce qu'à L'Île-Bizard on ne peut plus se promener dans les parcs avec nos chiens», a-t-elle précisé.
En 2003, Montréal a investi plus de 599 999$ pour mettre en valeur la petite île. Quelques places de stationnement à l'entrée, l'aménagement de sentiers et l'installation de lampadaires et de poubelles. «Pourquoi les lampadaires ont été installés au beau milieu de la forêt, loin des sentiers, se questionne Michel Daveluy. Cela ne fait que déranger la faune nocturne et ne sert en rien les piétons.»

Questionnée à ce sujet, Mme Paladini considère que ce n'est pas une priorité pour l'arrondissement en ce moment. «Il n'est pas question pour l'arrondissement d'emprunter de l'argent pour corriger ce qui a été fait à grand coût», a-t-elle répondu à ce sujet lors d'un appel téléphonique.
Branches et chiens
À la sortie de l'Île Roxboro, M. Daveluy a continué sa promenade jusqu'au sentier qui relie la 5e Avenue Nord au boulevard Riverdale pour montrer les dizaines de tas de branches laissées par les employés de l'arrondissement tout au long du sentier, de l'autre côté de la clôture. «C'est très dangereux pour le feu, une allumette et tout le boisé s'envole en fumée», a-t-il tenu à faire remarquer. Informée de la situation, Mme Paladini a rappelé au journal pour spécifier que les branches mortes laissées le long de ce sentier seront ramassées dans les prochains jours, comme ils l'ont été ces derniers jours dans toutes les rues de Roxboro.
À l'entrée du sentier, une affiche interdisant les chiens était bien en vue et pourtant, lors de la balade qui a duré une quinzaine de minutes, plusieurs propriétaires de chien ont été rencontrés. «L'arrondissement ferme les yeux, spécifie M. Daveluy à propos de l'interdiction des chiens dans les parcs. Les résidants promènent leur chien ici depuis toujours, pourquoi leur interdire maintenant? Personne ne respecte cette pancarte. Vous savez, la présence de chiens rassure bien des gens dans un sentier isolé comme celui-ci.»

Photo: Marie-Claude Simard

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