Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Cités Nouvelles
Concours photos 2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Bruit des avions

Une victoire et une défaite pour les résidants du secteur Saraguay

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 21 octobre 2007 à 4:50
Soyez le premier à commenter cet article
Bruit des avions
L’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, malgré ses engagements, continue d’envoyer les avions qui décollent vers l’est au-dessus du secteur Saraguay. (Photo: Martin Alarie)
Bruit des avions
Une victoire et une défaite pour les résidants du secteur Saraguay
Lorsque les avions filent au-dessus du secteur Saraguay, ça bouge au sol aussi. Au même moment où on apprend que la demande d'autorisation de recours collectif par les citoyens affectés a été rejetée en Cour d’appel, une première étude sur les niveaux de bruit des avions est déposée. Le verdict donne raison aux citoyens: les niveaux dépassent les limites fixées par Aéroports de Montréal.
Depuis septembre 2006, les résidants du secteur Saraguay ont en guise de berceuse les bruits des avions qui décollent de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et passent à une altitude relativement basse au-dessus de leurs maisons. Ils doivent cette désagréable nouveauté à un changement de trajectoire des avions, qui survolent désormais leurs demeures le soir de 21h à 1h, et au petit matin de 6h à 7h.

Un regroupement, formé de citoyens de Bordeaux-Cartierville, de Saint-Laurent et quelques-uns de Laval qui connaissent le même problème, a entamé en 2004 des démarches afin d’intenter un recours collectif contre ADM. Rejeté une première fois par la cour Supérieure, la demande vient d’être invalidée à nouveau par la cour d’Appel. «On est très désappointés, d'autant plus que cela a constitué une longue chevauchée», commente Jean-Guy Boutin, membre de l’exécutif du collectif. Le regroupement considère désormais se rendre en Cour suprême.
Tester pour mieux s’entendre
Interpellés à maintes reprises à ce sujet, les élus d’Ahuntsic-Cartierville soutiennent la démarche des citoyens, notamment en consacrant des fonds à une étude sur les niveaux sonores dans le secteur Saraguay. La conseillère de Bordeaux-Cartierville, Noushig Eloyan, siège également sur le comité où se trouvent des représentants d’ADM.
Des bornes de mesure acoustique ont donc été placées à deux endroits, soit sur le toit des Résidences l’Amitié et à la limite ouest du Bois-de-Saraguay. Les tests de son ont révélé que le bruit des avions dépasse les trois critères adoptés par ADM eux-mêmes. Le critère A mesurait l’interférence du bruit avec l’activité humaine. Le critère B mesurait la dégradation de la communication verbale, et le critère C, la perturbation du sommeil.

Les experts de la firme en ingénierie acoustique ont trouvé que, si les critères B et C étaient respectés, la qualité de vie était affectée pour un dépassement moyen de 14 dBA (décibel pondéré en acoustique), le niveau maximal étant fixé à 40 dBA.

Face à ces constats, l’arrondissement a choisi de prolonger l’étude durant l’automne, une période où le bruit des avions est, aux dires de certains résidants, plus intense. «On profitera de ce second mandat pour ajouter un endroit de lecture, dans le coin du boulevard Toupin, où des résidants se sont aussi plaint du bruit», rapporte Mme Eloyan.

Selon cette dernière, une demande a été fait à ADM de comparer ces résultats et les lectures prises par les ingénieurs de l’aéroport, demande à laquelle on n’a toujours pas fait suite.
Des négociations qui battent de l’aile
Parallèlement à ces démarches, les discussions se poursuivent avec ADM, mais progressent lentement. «Il y a une certaine arrogance dans l’attitude d’ADM, qui semblent importunés par les plaintes des citoyens. Ils semblent très loin des préoccupations des gens», affirme Mme Eloyan.
Selon elle, l’aéroport n’a pas respecté ses engagements pris il y a un an. «Ils avaient promis de doter les avions d’un système leur permettant de suivre l’autoroute 13 sans s’en écarter. Il ne semble pas que ça été fait. Ils s’étaient aussi engagés à faire tourner les avions vers le sud immédiatement après le décollage, ce qui les aurait conduits au-dessus de l’échangeur Turcot plutôt qu’au-dessus des zones résidentielles. Or, ils ont découvert que ça posait un danger pour les collisions.»

Les demandes des résidants du secteur Saraguay sont pour Mme Eloyan raisonnables et justifiées. «Ce n’est pas le syndrome du "pas dans ma cour". Les citoyens ne s’attaquent pas à la présence de l’aéroport ou au passage des avions, mais aux vols de nuits», précise-t-elle, ajoutant qu’il existe des exemples d’aéroports internationaux qui ont interdit les vols durant la nuit.

Si ADM affirment qu’un recul sur les vols de nuit n’est pas économiquement viable, les résidants, eux, continuent de trouver la situation invivable.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net