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Chroniques d’une jeunesse

Ils dansent l’amour

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 26 octobre 2007 à 16:17
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Journal intime sera présenté à la Salle Pauline-Julien le vendredi 2 novembre prochain, à 20h. La représentation sera précédée d’un apéro-danse avec la chorégraphe, à 19h15, puis suivie d’une rencontre en compagnie des interprètes. ">Chroniques d’une jeunesse
Journal intime sera présenté à la Salle Pauline-Julien le vendredi 2 novembre prochain, à 20h. La représentation sera précédée d’un apéro-danse avec la chorégraphe, à 19h15, puis suivie d’une rencontre en compagnie des interprètes.
Chroniques d’une jeunesse
Ils dansent l’amour
Sept interprètes, un pianiste et une chorégraphe, réunis dans la danse contemporaine, autour d’un seul thème: l’amour. C’est ça Journal intime, la dernière création d’Hélène Blackburn, de la compagnie Cas Public. Quand la danse parvient à exprimer ce qu’il y a de plus vrai et de plus intense!
Lorsqu’on est adolescent, l’Amour se présente souvent de façon impromptue, sans s’annoncer, ni fournir de plus amples explications aux personnes concernées. Bel inconnu mystérieux qui survient, on le suit d’instinct, exalté par l’apparition des premiers signes de la passion… Dans sa plus récente œuvre chorégraphique, Hélène Blackburn s’est intéressée à l’éveil du désir et du sentiment amoureux propre à l’adolescence, une période d’épanouissement marquée par les transformations, les découvertes et les remises en question.

Journal intime est un projet qui découle d’une commande du Centre national des arts d’Ottawa, qui nous a demandé de créer un spectacle pour une tranche d’âge en particulier, soit les adolescents, explique Hélène Blackburn. Puisque la compagnie tend à scinder ses publics depuis les dernières années, tout en continuant de ratisser le plus large possible, l’idée m’a paru intéressante et elle s’est peu à peu mise en branle», rapporte la chorégraphe, qui figure parmi les grands noms de la danse contemporaine montréalaise.
Un multi univers
«À la base, nous avons déterminé trois caractéristiques de bases qui définissent les adolescents, les trois «m»: multiethniques d’abord, parce qu’ils ont une grande tolérance et une ouverture extraordinaire, ensuite multitâches, car ils sont capables d’une attention fragmentée qui leur permet d’accomplir plusieurs choses simultanément, puis multimédias, parce qu’ils sont nés dans cette génération et que la technologie fait partie de leur monde, remarque Hélène Blackburn. On a donc tenu compte de ces trois éléments quand on a monté le spectacle et ça donne un magnifique portrait de l’amour, de la sexualité; c’est très poétique et humoristique également», ajoute-t-elle.
Les interprètes, quatre gars et trois filles, sept adolescents au cœur même des joies et des peines de l’amour, évoluent au sein du tourbillon, s’isolent en duos, avant de retourner vers le groupe. Ils forment un ensemble mixte et hétérogène certes, mais absolument pas décousu. «On a réfracté et polarisé les différents éléments, alors on retrouve différentes couleurs, de même que plusieurs niveaux de lecture. Le point de vue est contemporain et accessible, à l’image de la compagnie et de nos codes à nous», poursuit celle qui a fondé Cas Public, en 1989.
Performance virtuose
«Ça fait appel à l’intensité, à la démesure et à la notion de dépassement physique, dans le sens où on parle d’une performance, d’une danse consciemment et volontairement virtuose. Car il ne faut pas oublier que l’adolescent ne fait pas qu’apprivoiser le monde des adultes, il le questionne, s’y oppose aussi et ne l’envisage en aucun cas comme une finition. Enfin, en tant que mère d’une jeune femme de 17 ans, j’ai énormément confiance en cette génération et en ses capacités et je suis convaincue que ces jeunes vont nous impressionner un jour, confie Mme Blackburn. C’est un spectacle vraiment beau qui, même s’il a nécessité une longue période de réflexion et d’élaboration, s’est ensuite construit de façon toute naturelle. Voilà pourquoi, en danse, il est important de ne pas tirer sur la tige de la fleur pour qu’elle pousse… Il faut laisser la danse faire son chemin et lui permettre de dire elle-même les choses», estime la chorégraphe.

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