La Ville de DDO a conclu une entente avec le gouvernement provincial pour convertir le terrain de l’école des Sources en surface synthétique.
Photo: Éric Carrière
Un terrain multisports à l’école des Sources
Quelques semaines à peine après l’annonce d’un projet privé d’un centre multisports à DDO, la Ville conclut une entente avec le gouvernement pour convertir le terrain de l’école des Sources en surface synthétique.
Québec et DDO partageront en part égale le coût de l’opération, estimé à 2,1 millions $, qui permettront à plusieurs jeunes, comme Sarah et Michael Mallette, de pratiquer encore plus souvent leur sport favori, le soccer. Ces enfants estiment d’ailleurs que le ballon roule mieux sur une surface synthétique, mais que les brûlures sont plus fréquentes, bien que le risque de blessures soit moindre.
Le terrain multisports de 76 par 130 mètres, qui sera prêt l’automne prochain, accueillera aussi les joueurs de rugby et de football. Il desservira, en outre, les 26 équipes sportives de l’école des Sources, dont celles de soccer et de flag football. De plus, tous les élèves fouleront la surface synthétique dans leurs cours d’éducation physique, assure le directeur Michel Laplante.
Ouvert à la communauté
«Une condition du projet est que le terrain soit accessible à la communauté», précise Raymond Bachand, ministre du Développement économique et responsable de la région de Montréal, car c’est l’argent des contribuables via la taxe olympique qui est réinvestie.»
L’aide gouvernementale provient du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives du Fonds pour le développement du sport et de l’activité physique du Québec. «Le but est d’améliorer l’équipement sportif des municipalités à raison d’environ 30 M$ par année, soutient le ministre Bachand. Il y a des demandes pour 70 M$ seulement sur l’île de Montréal, mais nous consacrons une dizaine de millions cette année.»
Favoriser l’exercice
La surface synthétique pourra répondre aux besoins d’heures de jeu supplémentaires, notamment pour les 214 équipes de soccer à DDO, en raison de sa résistance et du peu d’entretien qu’elle nécessite.
«De plus, ça rejoint l’objectif de faciliter l’exercice… même si ça ne marche pas pour tout le monde», ajoute M. Bachand, en jetant un oeil moqueur à l’endroit de son collègue Pierre Marsan, député de Robert-Baldwin.
Ce dernier avait déjà pensé à sa réplique. «À défaut de fonctionner pour moi, je suis bien heureux de ce nouveau terrain qui servira, entre autres, à mes petits-enfants, Émilie, 5 ans, Alexis, 3 ans, et Camille, 2 ans, affirme le député Marsan. Surtout que le soccer est un sport qui ne coûte pas cher à pratiquer et qui peut se jouer à l’année grâce aux surfaces synthétiques et aux installations intérieures.»
Service aux familles
Le commissaire scolaire Guy Allard, qui a participé à l’inauguration de l’école des Sources, s’est dit fier du partenariat entre la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et le gouvernement pour l’utilisation du terrain de l’école au parc du Centenaire. Il constate que le projet rejoint plusieurs champs d’action rassembleurs: l’éducation, la famille, le loisir et le sport.
Le directeur Laplante précise que les élèves auront accès au terrain le jour, mais que les ligues sportives et la communauté pourront en profiter le soir et les fins de semaine, comme d’habitude.
Quant au maire de DDO, Ed Janiszewski, il révèle que la Ville utilisera une partie de son fonds de surplus, qui compte 6 M$ depuis les fusions, pour financer la moitié du projet. «On est conscient que les jeunes familles ont besoin de leur argent et ce projet n’occasionnera aucune taxe additionnelle aux résidants», a-t-il assuré.
Père de quatre garçons qui ont joué à tous les sports possibles à DDO depuis son déménagement en 1964, le maire continue de développer des infrastructures qui desservent bien les jeunes familles. «Depuis que je suis maire, on a ajouté une piscine, une bibliothèque, un centre communautaire et des terrains de soccer», fait valoir celui qui joue encore au hockey à 74 ans.
M. Janiszewski estime qu’en occupant les jeunes avec le sport, ils se tiennent ainsi loin de la rue et des problèmes et ont plus de chance de devenir des «leaders» avec un corps en bonne santé.