Être suivi par un CLSC
La dame décédée n’était pas suivie par un CLSC. «Elle n’était pas connue de nos services, car elle ne nous a jamais été référée», explique Louis-Pascal Cyr, adjoint à la directrice-générale au CSSS de l'Ouest-de-l'Île.
Une façon efficace de prévoir les besoins des aînés isolés est toutefois d’être suivi par un CLSC. Monsieur Cyr précise qu’une personne seule en résidence pour personnes âgées, par exemple, peut bénéficier d’un tel service si elle en fait la demande ou qu’elle soit référée par son médecin, de la parenté, le personnel hospitalier ou un organisme communautaire.
«On ne tient pas à jour une liste des personnes âgées vulnérables. On fonctionne par référence et chaque demande est traitée cas par cas», explique M. Cyr. Un premier contact se fait par téléphone pour ouvrir un dossier et analyser les besoins, comme déterminer la fréquence des visites, mais c’est la personne concernée qui décide d’accepter ou non le service. Un questionnaire exhaustif est aussi conçu pour évaluer le degré d'autonomie. Pour remédier à cette situation qui peut compromettre la sécurité de milliers d’aînés isolés qui vivent en résidence, le CSSS incite les gens qui craignent pour une personne dans cette situation à communiquer avec le CLSC de son territoire. «Il s’agit d’un service qui mérite d’être mieux connu», admet M. Cyr.
Services améliorés
Depuis deux ans, le CSSS de l’Ouest-de-l’Île procède à une réorganisation de ses services, qui comprend notamment une direction multiservice pour desservir les aînés. Une campagne d’information sur l’ensemble des services offerts au CSSS sera lancée en janvier 2008.