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Murielle-Dumont, une école à projets

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 1 décembre 2007 à 10:04
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Murielle-Dumont, une école à projets
Les jeunes de l'école Murielle-Dumont participent tous au projet de recyclage cette année. (Photo: Jacques Pharand)
Murielle-Dumont, une école à projets
Après le recyclage de papier l’an dernier, voilà que les élèves s’attaquent cette année aux matières recyclables à Murielle-Dumont, une véritable école à projets aux dires de son directeur-adjoint, Jacques Fraser.
«Ce qui me frappe, c’est l’enthousiasme que démontre nos 600 élèves de la maternelle à la 6e année, en plus de sept classes d’accueil, chaque fois qu’un projet leur est proposé. Ils s’impliquent grandement, peu importe si le projet concerne une seule classe, tout un groupe ou l’ensemble de l’école», raconte M. Fraser avec fierté et admiration. Il souligne aussi le travail bénévole des parents pour aider les élèves de cette école de Pierrefonds à réaliser leurs projets.
Brigade verte
Formée d’un groupe d’élèves et de Suzie Bouchard, responsable du projet, une brigade verte de l’école a fait le tour des classes dans la matinée du 27 novembre pour présenter la mascotte RRRV et expliquer le processus de recyclage.
«En utilisant efficacement RRRV, qui veut dire réduction, réutilisation, recyclage et valorisation des déchets, chacun d’entre nous peut contribuer à diminuer les déchets», ont raconté les membres à leurs camarades. De plus, on peut se servir des matières recyclables pour fabriquer des objets utiles, comme les souliers faits avec des bouteilles recyclées, la casquette et le chandail en polar que porte la mascotte.»
Un sac recyclable par classe
Les élèves se devaient d’être attentifs, afin de bien appliquer les consignes. Un sac vert réutilisable à poignées et fabriqué en tissu et en plastique desservira les besoins de recyclage de chaque classe.
La brigade verte effectuera chaque semaine une visite surprise pour évaluer la qualité du tri effectué à partir des matières recyclables contenues dans le sac. La classe qui aura bien départagé les objets recyclables obtiendra un morceau de casse-tête. Elle pourra ensuite recevoir un prix par la direction de l’école si elle accumule les quatre morceaux nécessaires pour former le casse-tête durant le mois. «C’est une façon de stimuler l’intérêt des enfants envers le recyclage», estime le directeur-adjoint Fraser.

Et si la brigade verte découvrait dans le sac un élément qui n’est pas recyclable, elle va profiter de l'occasion pour expliquer les raisons qui justifient le rejet de cet objet dans les déchets. Il faut dire qu’une visite au complexe environnemental St-Michel en octobre a fait prendre conscience aux élèves qu’ils rendent la tâche beaucoup plus facile aux travailleurs quand ils trient correctement les matières recyclables à l’école.
Réutilisation profitable
«Le projet de recyclage est alors apparu beaucoup plus concret aux élèves et l’objectif de leur montrer comment trier les bonnes matières, comme le plastique, le papier et les canettes, était partagé par eux», soutient M. Fraser.
Ce dernier a toutefois accordé une attention particulière à la propreté dans l’implantation du projet de recyclage. «Il faut maintenir la propreté à l’école, même si les jeunes manipulent des matières résiduelles. C’est pourquoi l’étape du rinçage est très importante, ajoute le directeur-adjoint. Il faut dire que nous remplissons six gros bacs verts par semaine, entre autres, en raison de nos 550 dîneurs quotidiens. Ça donne un volume de recyclage intéressant, mais le but est de le réduire. Pour y parvenir, on invite les parents à employer des contenants réutilisables pour les lunchs des petits.»

La brigade verte soumet aussi un exemple de réutilisation dans leur présentation en classe. «Refiler les chandails que vous n’utilisez plus à vos frères et sœurs.»
Le papier recyclé
Un autre projet concret réalisé à moindre coût est celui du recyclage de papier, effectué l’an dernier dans la classe de Marie Durivage, qui enseigne aux élèves d’un groupe mixte de 3e et 4e année. Avec du papier recyclé, les élèves ont produit un livre de recettes. «Cette année, toutes les classes participent à un projet de micro-entreprise», révèle le directeur-adjoint Fraser.
Pour démontrer à quel point le projet de papier recyclé a été maîtrisé, c’est Kelly, une élève de 4e année âgée de 9 ans, qui a présenté à l’auteur de ces lignes les différentes étapes qui transforment le papier en carte, sapin ou ange.

«On déchiquette d’abord le papier, on place ensuite les languettes dans un seau d’eau, puis on les transforme en pulpe au moyen d’un malaxeur en respectant des règles de sécurité, avant de les transposer dans un gros contenant et de remuer le tout. On utilise une frisquette (genre de gros tamis) avant d’égoutter le produit et de le placer sur une planche de carton, puis on éponge l’eau selon les motifs qu’on veut donner au carton et on le fait sécher. On peut utiliser du papier couleur pour ajouter de la variété. Puis on nettoie la table de travail.»

Une salle qui servait de bibliothèque a été aménagée pour accueillir les apprentis bricoleurs. «C’est le fun de faire du papier», se réjouit Olivier, un élève de 3e année âgé de 8 ans qui a servi de complice à Kelly dans sa présentation. Une chose est certaine, ça innove à l’école Murielle-Dumont.

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