Ça saute près de chez vous
Travaux de dynamitage à Pierrefonds-Roxboro
La quiétude des résidants de l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a été quelque peu perturbée entre le 29 novembre et le 7 décembre, en raison de travaux de dynamitage dans le secteur des rues Brook, Nadon et Harvey.
Malgré le caractère spectaculaire du dynamitage, ces travaux sont nécessaires pour un développement domiciliaire, puisque l'assise même du territoire est constituée de roc.
Plus précisément, le dynamitage sert à préparer des travaux d'excavation et d'installation des infrastructures dans les rues du développement domiciliaire qui sera construit dans le secteur.
Minimiser les impacts
Afin de minimiser les impacts du dynamitage pour les résidants du quartier, le conseil de l'arrondissement assure que l'entrepreneur a fait tout son possible pour réduire la durée de ces travaux selon les conditions climatiques.
«Nous comprenons qu'il s'agit d'une pratique qui peut être saisissante quand on réside dans un quartier habituellement tranquille, mais ces travaux sont nécessaires», a indiqué Johanne Palladini, responsable des communications à l'arrondissement. Un avis remis aux résidants concernés a permis de les informer des travaux.
Problèmes de sécurité
Un résidant du quartier, Eric McCarty, a toutefois relevé des problèmes. «Un inspecteur m'a avisé des effets du dynamitage et je crois que certaines règles n'ont pas été respectées», raconte-t-il.
M. McCarty affirme que le responsable du séismographe n'a pas pu lui lire les données recueillies. «Est-ce que l'appareil fonctionnait normalement?», questionne-t-il. Surtout, il dénonce le manque de sécurité sur les lieux du dynamitage. «J'ai vu un camion rempli d'explosifs laissé sans surveillance avec la clé encore dans le contact. Non seulement c'est propice au vol, mais c'est dangereux si quelqu'un se trouve à proximité avec une source d'énergie.»
À l'arrondissement, Mme Palladini assure que les travaux sont effectués par des professionnels qui sont tenus par la loi de respecter des normes très strictes, comme celles de la Commission santé et sécurité au travail.