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Les maires de villes défusionnées prévoient des jours meilleurs

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Article mis en ligne le 7 décembre 2007 à 15:50
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Les maires de villes défusionnées prévoient des jours meilleurs
Maria Tutino, mairesse de Baie-D'Urfé. (Photo: Jacques Pharand)
Les maires de villes défusionnées prévoient des jours meilleurs
D'ici la fin des travaux parlementaires à Québec, les maires de l'Ouest-de-l'Île connaîtront enfin le sort que leur réserve la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, avec son projet de loi 22 bonifié. Bill McMurchie et Maria Tutino, maires de Pointe-Claire et de Baie-D'Urfé, exposent leurs attentes.
Une lueur d'espoir apparaît à l'horizon pour les maires des villes reconstituées, eux qui ont crié haut et fort l'injustice créée par le conseil d'agglomération de la ville de Montréal depuis les défusions. En novembre dernier, ils ont déposé un mémoire à la commission parlementaire de la ministre Normandeau. Plusieurs recommandations ont été suggérées afin d'obtenir une meilleure équité au sein de cette structure municipale.

Le maire de Pointe-Claire, Bill McMurchie, estime d'emblée qu'en présentant le projet de loi 22, le gouvernement admet que la manière dont le conseil d'agglomération fonctionne en ce moment n'est pas acceptable ni pour Montréal, ni pour les villes et le gouvernement.

«Par exemple, le nom de l'agglomération de la ville de Montréal sera changé pour l'agglomération de l'île de Montréal. C'est un changement de mot qui est significatif pour nous parce que Pointe-Claire est membre de cette organisation, mais n'est pas membre de la ville de Montréal», spécifie monsieur McMurchie.

Deux recommandations citées dans le mémoire sont jugées essentielles selon lui. La première serait d'avoir un conseil d'agglomération de l'île de Montréal reconnu comme une personne juridique. «En ce moment, sans cette identification, c'est un nuage de fumée, le conseil ne peut pas avoir de compte de banque et ne peut pas signer de contrats. Nous aimerions que le conseil soit une entité distincte légale avec une responsabilité fiduciaire. On a besoin d'avoir un environnement dans lequel moi, comme membre de l'agglomération, je peux agir dans l'intérêt de l'ensemble.»

La deuxième priorité, et non la moindre, est de facturer les services régionaux sur la base d'une quote-part. En ce moment, avec la taxe d'agglomération telle qu'elle est, les résidants des municipalités défusionnées reçoivent un deuxième compte de taxes et c'est la ville de Montréal qui en détermine sa teneur. «Avec une quote-part, on pourra calculer le potentiel fiscal de chaque municipalité, explique le maire. C'est automatique et on sait que personne n'a joué avec ça. C'est un grand avantage qui rendrait l'affaire beaucoup plus simple.»
Poids dans la balance
De son côté, la mairesse de Baie-D'Urfé, Maria Tutino, tient à souligner que les villes défusionnées sont constituées de 250 000 résidants qui valent 20% de la valeur foncière de l'île de Montréal. Ils n'ont cependant que 13% des voix au conseil d'agglomération. «On accepte le fait qu'on représente plus que le pourcentage que nous avons, mais on demande d'avoir au moins un comité d'arbitrage qui déterminera quels sont les services d'agglomération et sur quels critères ils ont établi leur identification. Quand nous essayons de comprendre pourquoi ils sont là, il n'y a pas vraiment de logique derrière.»
En second lieu, madame Tutino abonde dans le même sens que son voisin de Pointe-Claire et défend l'instauration d'une quote-part pour payer les services d'agglomération. «Nous taxerons nous-mêmes nos citoyens et de cette façon, nos citoyens ne recevront qu'une seule facture et ce sera à nous de décider comment nous allons taxer le secteur résidentiel et non-résidentiel de notre territoire.»

La mairesse conclut avec la nécessité que le conseil d'agglomération soit complètement détaché de la ville de Montréal qui porte présentement les deux chapeaux. En ce moment, le comité exécutif de la ville de Montréal prend les décisions pour la ville et l'agglomération et les présente par la suite au conseil. «Si l'agglomération était distincte de Montréal, au moins tous les 16 maires et les conseillers de la ville de Montréal seraient assis ensemble et regarderaient le portrait global de Montréal. À la fin, le vote serait toujours de 87 contre 13, mais au moins, on aurait l'opportunité de discuter des choses qui nous concernent.»

(Photo: Jacques Pharand)

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