Le président du Conseil musulman de Montréal, l'imam Salam Elmenyawi.
(Photo: Archive)
Rencontre au sommet
La manifestation contre le projet de loi C-3 concernant la nouvelle loi des certificats de sécurité qui s’est déroulée en novembre à Saint-Laurent a finalement porté ses fruits. L'imam Salam Elmenyawi, président du Conseil musulman de Montréal (CMM), et le chef du parti libéral, Stéphane Dion, se sont rencontrés et travaillent présentement à ce qu’un membre du CMM ou d’une autre organisation concernée soit entendu lors des consultations publiques du Comité parlementaire de la Sécurité publique.
Les deux hommes se sont d’abord entretenu quelques jours après la manifestation, soit le 23 novembre. L’adjoint parlementaire de M. Dion, Francesco Miele, a mentionné que la rencontre s’était très bien déroulée et que les libéraux étaient disposés à recevoir les amendements proposés par le regroupement.
«M. Dion a trouvé l’imam Elmenyawi très responsable et raisonnable, a rapporté M. Miele. Nous allons faire tout ce qui est possible pour rendre le projet acceptable pour eux».
M. Elmenyawi a également bien apprécié l’entretien qu’il a eu avec le chef de l’Opposition officielle. «M. Dion est un homme honnête et il m’a dit qu’il allait faire de son mieux pour que nous puissions être entendus et ainsi apporter des changements.» Le président du CMM espère que son alliance avec le parti libéral lui permettra de faire part de son témoignage lors des prochaines consultations publiques, mais pour l’instant aucune organisation musulmane du Québec n’a eu ce privilège.
Selon l’imam, les changements suggérés par les libéraux et acceptés par le comité parlementaire de la Sécurité publique sont bons, mais ils ne sont pas suffisants pour retarder la décision de la Cour Suprême par rapport au projet de loi C-3. «C'est carrément irresponsable et immoral d'avoir perdu tout ce temps alloué par la Cour Suprême pour enfin bâcler l'adoption de ce projet de loi à la dernière minute», dénonce M. Elmenyawi.
(Photo: Archive)
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