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L’importance d’agir vite

Le centre Pat Roberts ne fait attendre personne

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 23 décembre 2007 à 10:03
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L’importance d’agir vite
Le centre Pat Roberts ne fait attendre personne
Découvrir que son enfant souffre d’autisme n’est pas une réalité facile à accepter. Et attendre pour obtenir des services peut devenir un supplice pour les familles. Au centre Pat Roberts, on sait que la rapidité d’intervention est cruciale; il n’y a pas de liste d’attente.
Administré par l’Association de l’Ouest-de-l’Île pour handicapés intellectuels (AOIHI), le centre Pat Roberts offre un service de pré-maternelle auprès d’enfants ayant des besoins spéciaux. Située sur le boulevard Gouin à Sainte-Geneviève, la petite école accueille des bouts de choux de 2 à 5 ans souffrant d’un délai développemental, ou de troubles envahissants de développement (TED), comme l’autisme ou le syndrome de Down. Les inscriptions sont acceptées en tout temps, même sans diagnostic officiel. «Nous savons que plus les interventions sont effectuées en bas âge, plus les résultats sont significatifs», explique Denise Currie, coordinatrice de l’établissement depuis quatre ans.

Malheureusement, il arrive trop souvent que les parents qui soupçonnent que leur enfant souffre d’autisme, doivent attendre jusqu’à un an pour obtenir un diagnostic. Ensuite, il leur faut patienter une deuxième année pour recevoir des services spécialisés du centre de réadaptation de leur région, en l’occurrence le CROM dans l’Ouest-de-l'Île.

Au centre Pat Roberts, les démarches de stimulation peuvent commencer dès que le besoin se fait sentir. Fondé en 1958 par des parents de l’Ouest-de-l’Île en quête de ressources, l’AOIHI a débuté sa mission par l’instauration d’un groupe de jeu. Cinquante ans plus tard, le Centre Pat Roberts continue d’œuvrer auprès de jeunes qui viennent désormais d’un peu partout, et d’offrir un programme de pré-maternelle adapté. À travers des exercices de motricité fine et globale, la musique, les arts plastiques, la zoothérapie et la danse, les jeunes progressent très rapidement. «Les résultats sont surprenants, affirme l’éducatrice spécialisée. Après quelque temps, certains enfants réussissent à s’intégrer à la pré-maternelle régulière».

Pour la plupart cependant, le cheminement sera long et par moment, difficile. «Le plus important pour les parents, c’est de connecter avec d’autres, affirme la coordinatrice qui est passée par là en tant que mère. Il y a beaucoup de possibilités et nous pouvons les aider à trouver le chemin qui leur convient…Ici, on favorise les rencontres entre parents et le réseautage.»

«On serait perdu sans le centre Pat Roberts», affirme Lyssa, maman de Euan, trois ans, qui a reçu un diagnostic d’autisme l’année dernière. Les progrès sont impressionnants, c’est le jour et la nuit», poursuit-elle.

Pour plus d’information sur le centre Pat Roberts, veuillez consulter le www.aoihi.qc.ca ou téléphonez au 514 683-8730.

@BV:Le centre Pat Roberts recevait la visite du père Noël, les 20 et 21 décembre, au grand plaisir des enfants de la pré-maternelle.

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