Malgré deux séjours avec les Islanders de New York, Ben Walter passe la grande majeure partie de son temps avec les Sound Tigers de Bridgeport dans la Ligue américaine de hockey.(Photo: courtoisie)
Ben Walter croit toujours en ses chances
Le hockeyeur Ben Walter a de temps en temps la chance de jouer quelques parties de la Ligue nationale de hockey, mais la plupart du temps, c’est dans la Ligue américaine (LAH) qu’il évolue et qu’il doit continuer à s’améliorer.
Natif et ayant grandi à Beaconsfield, Walter et sa famille ont par la suite déménagés dans l’Ouest canadien, en Colombie-Britannique. Ce changement de territoire aurait pu nuire à la carrière du joueur de centre, mais ça n’a pas été le cas.
Après avoir joué une saison dans la faible BCHL en 2000-2001, Ben Walter fait le saut à l’Université américaine de Mass-Lowell où il est un joueur dominant durant trois saisons. Assez dominant pour se faire remarquer par les dépisteurs des Bruins de Boston qui font de lui leur choix de 5e ronde, 160e au total à l’encan amateur de 2004.
Fraîchement sorti des études et même finaliste pour l’obtention du trophée Hobey-Baker, Walter passe sa première saison professionnelle chez les Bruins de Providence dans la LAH, le club-ferme des Bostonnais. Il y amasse 40 points et est même rappelé pour disputer six parties avec le grand club en cours de route.
L’année suivante, en 2006-2007, le joueur de centre de 6 pieds 1 et 195 livres sort de sa coquille. Il amasse 67 points dont 24 buts à Providence et termine deuxième meilleur marqueur de son équipe derrière David Krejci. Il est nommé sur la deuxième équipe d’étoiles du circuit. L’état major des Bruins fait encore appel à ses services pendant quatre parties, mais encore une fois, Walter n’est pas beaucoup utilisé et ne peut vraiment se faire valoir.
Puis, depuis l’été dernier, les choses semblent vouloir changer. C’est du moins ce que croit le jeune hockeyeur de 23 ans. Échangé aux Islanders de New York durant l’entre-saison, Walter a eu l’occasion de repartir à zéro.
«Je crois que toutes les organisations sont différentes les unes des autres, mais je me sens bien dans celle des Islanders, plus qu’avec les Bruins. Ils me traitent très bien et je sens que je suis toujours le bienvenu et qu’ils sont contents de m’avoir», a confié Walter, lorsque rejoint au téléphone à bord de l’autobus de son équipe.
L’histoire se répète
Jusqu’à maintenant cette saison, Walter a une fiche de 11-20-31 en 34 parties avec le club-école, les Sound Tigers de Brigdeport. L’attaquant a aussi effectué deux séjours avec les Islanders dans la grande ligue où il a participé à cinq parties. Son temps de jeu n’a toutefois pas été bien impressionnant. Encore une fois utilisé sur la quatrième ligne d’attaque, Walter a passé 21 minutes sur la patinoire, pour une moyenne de 4:15 par match.
Et encore une fois, il n’a pu amasser aucun point. En une quinzaine de parties échelonnées sur trois saisons, le natif de Beaconsfield n’en a récolté aucun. Certains pourraient être tentés de dire qu’à 23 ans, il est devenu un joueur étiqueté Ligue américaine, trop bon pour les mineures, mais pas assez pour la LNH.
Ce n’est toutefois pas ce que croit le principal intéressé, qui a récolté 16 points et qui a une fiche de +6 à ses 14 dernières parties. «Je ne suis pas frustré par la situation, il faut commencer en quelque part et si c’est comme ça, c’est comme ça», dit-il.
«Il y a toujours des choses à améliorer, j’aimerais augmenter ma force, devenir plus fort et avoir un meilleur tir au but. Ils m’ont dit de continuer à travailler fort, de rester concentré sur ce que j’ai à faire et de ne surtout pas être frustré et qu’ils allaient probablement me revoir en haut bientôt.»
Comme il en est encore à son premier contrat professionnel – qui se termine soit dit en passant cette année –, Walter n’a pas encore à passer par le ballotage si les Islanders veulent le faire voyager.
Dans l’américaine, Walter pivote le premier ou le deuxième trio, en plus de jouer régulièrement sur l’avantage numérique et sporadiquement sur le désavantage.
«J’essaie simplement de créer des occasions de marquer et de faire de belles mises en scène pour mes coéquipiers.» Les Sound Tigers (18-21-1) jouaient mercredi à Norfolk, vendredi à Philadelphie et samedi à Albany.