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La vie n’a pas de fin

Un octogénaire étudie pour devenir psychothérapeute

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 20 janvier 2008 à 10:29
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La vie n’a pas de fin
Guy Belliveau a toujours été passionné par l'être humain. (Photo: Marie-Claude Simard )
La vie n’a pas de fin
Un octogénaire étudie pour devenir psychothérapeute
Depuis toujours, Guy Belliveau est fasciné par l'être humain. Après plus de 18 ans de bénévolat auprès de divers organismes d’entraide, l’octogénaire décide de boucler la boucle et de devenir psychothérapeute.
Impliqué tour à tour auprès de Tel-Aide, Suicide-Action, Déprimés Anonymes et Resto-Vie, le résidant de Pierrefonds pousse sa démarche d’entraide plus loin. «Après toutes ces relations d’aide, j’ai voulu aller plus en profondeur. […] J’entreprends cette formation à la fin de ma vie pour me satisfaire.»

Depuis trois ans, le philanthrope a obtenu trois certificats du Centre de relations d’aide de Montréal (CRAM), et dans le cadre de sa formation, il a déjà commencé à recevoir des clients. Depuis septembre, il a entrepris un stage de perfectionnement au Centre de formation professionnelle en relations humaines qui le passionne. «Cet établissement correspond en tout point à ma personnalité, c’est moins rigide que le CRAM», dit-il. 60 heures de thérapie auprès de quatre clients sont requises pour l’obtention de son diplôme en juin. Il a installé un petit bureau privé pour sa nouvelle clientèle. Il lui reste une seule place à combler. «Ce n’est pas simple comme travail, mais c’est très gratifiant.»
La retraite
«Pour moi, la vie n’a pas de fin», explique l’octogénaire. À ceux qui lui demandent quand il prendra sa retraite, il répond: à mon dernier soupir! «La retraite, c’est abandonner ses acquis, explique-t-il. D’ailleurs, une armée qui est en retraite, recule. Moi, je ne recule pas.»
L’important selon Guy Belliveau est de constamment avoir des projets, de se fixer des objectifs précis. «Il faut se passionner pour quelque chose, ça nous donne une direction. Ça nous incite à lire, à échanger avec des gens et à oublier nos petits bobos. Ça donne un sens à la vie.»
L’essentiel
Le résidant de Pierrefonds déplore que certaines personnes se sentent finies lorsqu’ils atteignent 70 ans. «C’est vrai qu’on perd certains de nos moyens, admet-il. Par contre, on gagne en sagesse. Nos priorités rentrent comme dans un entonnoir, on laisse tomber les choses superficielles. Plus je vieillis, moins je m’en fais: il n’y a que le moment présent qui m’appartienne et je le vis le plus intensément possible.»
Dans ces nouvelles démarches, Guy Belliveau a le support de ses enfants et de sa conjointe. «Nous en parlons en profondeur, explique-t-il. En fait, je n’ai pas d’amis avec qui je parle de hockey et de météo. Ça me prend des amis avec qui je peux parler des vraies choses.»

Toute personne intéressée à suivre une thérapie gratuite de 15 heures auprès de Guy Belliveau peut communiquer avec lui au 514 953-1496.
«Je vis le moment présent le plus intensément possible.»
Guy Belliveau

(Photo: Marie-Claude Simard )

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