Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Cités Nouvelles
Vie communautaire chien
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

De fil en aiguille

Les vocations multiples de la Maison de Calico

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
Voir tous les articles de Marie-Claude Simard
Article mis en ligne le 7 février 2008 à 12:11
Soyez le premier à commenter cet article
De fil en aiguille
Ève Drouin et sa fille Marie-Josée s’investissent entièrement dans l’entreprise familiale qui fait revivre l’art de la courtepointe. (Photo: Jacques Pharand )
De fil en aiguille
Les vocations multiples de la Maison de Calico
Ève Drouin a fondé en 1979 le premier magasin spécialisé pour la confection de courtepointe dans l’Ouest-de-l’Île. Au fil des ans, l’entreprise pointe-clairaise a développé d’autres vocations, et aujourd’hui la Maison de Calico chapeaute un commerce, une école, un restaurant et un économusée.
Elle venait d’accoucher de son cinquième enfant lorsque la mère de famille a ouvert son magasin au deuxième étage d’un édifice sur la rue Bord-du-Lac. L’escalier en colimaçon était périlleux pour certaines clientes. «Je leur faisais descendre une sélection de matériel dans un panier au bout d’une corde, et lorsqu’elles avaient fait leur choix, je le remontais», se remémore l’entrepreneuse en riant. L’année suivante, un incendie a détruit l’immeuble et le commerce a déménagé de l’autre côté de la rue, dans une grande maison ancestrale où il continue de s’épanouir aujourd’hui.

À l’époque, l’art de la courtepointe gagnait en popularité auprès des femmes de l’Ouest-de-l’Île. Ève Drouin s’était inscrite dans un cours et s’était rapidement rendu compte qu’il n’y avait aucun endroit pour se procurer du matériel dans la région. «Il faut du fil de piquage fort et enrobé de cire, explique sa fille Marie-Josée Drouin, qui s’est jointe à l’entreprise familiale. Il faut aussi des crayons indélébiles et des calques.»
Arc-en-ciel de couleurs
Et bien sûr, il faut du tissu. En entrant dans la Maison de Calico, le client ne peut rester indifférent aux riches couleurs qui garnissent les murs et les étagères de l’établissement. Classés par teinte, les cotons, lins et autres fibres naturelles attisent les regards. De couleur unie ou ornées de motifs variés, les étoffes font courir les doigts de fée. «À l’époque, quand j’ai ouvert, le polyester était très populaire, mais j’ai toujours insisté pour n’avoir que des fibres naturelles qui sont beaucoup plus résistantes», explique la propriétaire.

Peu de temps après l’ouverture, des professeurs se sont associés à l’entreprise. @R:Parmi les femmes qui gravitaient alors autour du nouveau centre de la courtepointe, les anglophones étaient beaucoup plus nombreuses que les francophones. Marie-Josée, qui donne aujourd’hui plusieurs cours, explique ce phénomène par l’émancipation féminine qui s’est manifestée de façon différente chez les Québécoises et les Américaines. «Au Québec, les femmes ont voulu couper avec les travaux féminins, et du même coup, les connaissances ont cessé de se transmettre de mère en fille», explique-t-elle. La jeune maman poursuit en expliquant que de leur côté, les Américaines se sont également émancipées, mais au lieu de renier l’artisanat féminin, elles en ont fait de véritables formes d’art. «La courtepointe est passée d’occupation de nécessité à une véritable démarche artistique», ajoute-t-elle.
D'un commerce à l'autre
En 1987, les affaires allaient bon train pour le petit commerce, et l’école prenait également de l’expansion. «Je me suis rendu compte, que les femmes souhaitaient prendre le thé dans l’après-midi», raconte Éve Drouin. C’est ainsi qu’elle a décidé d’ouvrir à l’arrière du magasin, le restaurant Aux Délices, qui bénéficie d’une agréable terrasse durant l’été.
En 2005, la Maison de Calico s’est jointe au réseau des Économusées. Ce circuit permet au public de visiter des ateliers d’artisans, d’acheter des œuvres sur place et d’en apprendre sur le métier. Ainsi chez Éve Drouin, le client peut visiter les petits coins expositions, s’instruire sur l’histoire de la courtepointe d’ici et du monde, en apprendre sur les techniques et contempler des œuvres modernes et anciennes.

Aujourd’hui, plus de cinquante cours presque tous bilingues, sont donnés sur place pendant le jour, en soirée et les fins de semaines. En plus des nombreux cours spécialisés, la maison offre le cours de base classique, qui permet à l’élève de confectionner à la main une courtepointe, selon les étapes et les techniques élémentaires. Le restaurant est ouvert tous les jours de 9h à 13h, le dimanche de 10h30 à 13h et le thé est servi en après-midi avec scones et autres friandises.

(Photo: Jacques Pharand )

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net