La compagnie Pfizer Canada a remis 600 000 $ aux collèges Gérald-Godin et John-Abbott pour donner vie au nouveau programme en Techniques pharmaceutiques. Ce don est le plus important dans l’histoire du système collégial au Québec.
(Photo: Éric Carrière)
Deux nouveaux programmes en pharmaceutique
Au Cégep Gérald-Godin et au Collège John-Abbott
Les collèges Gérald-Godin et John-Abbott de l’Ouest-de-l’Île seront les premiers établissements collégiaux au Québec à offrir dès l’automne prochain un programme en Techniques pharmaceutiques.
La compagnie Pfizer Canada qui a son siège social situé à Kirkland a décidé de faire un don de 600 000 $ pour aider le nouveau programme des deux établissements à voir le jour.
Ce don est le premier qu’a reçu la campagne du Partenariat en sciences de la vie et de la santé. Les partenaires collégiaux espèrent que plusieurs compagnies pharmaceutiques investissent dans la formation du programme de Techniques pharmaceutiques.
Le nouveau programme a été approuvé par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et accueillera ses premiers étudiants l’an prochain.
«Les industries axées sur le savoir doivent absolument participer à ce nouveau programme qui vise à développer les jeunes cerveaux dans le but de les encourager à embrasser des carrières dans le domaine des sciences de la santé», a soutenu le président de Pfizer Canada, Paul Lévesque.
«La concurrence de pays émergents comme l'Argentine, le Brésil et la Chine est de plus en plus forte. Il nous incombe d'investir et de développer une industrie fondée sur le savoir par le biais de programmes d'études et du Partenariat en sciences de la vie et de la santé», a-t-il poursuivi.
Le DEC en Techniques pharmaceutiques sera de trois ans et se terminera par un stage en entreprise en milieu professionnel. Au Cégep Gérald-Godin, on offre déjà depuis plusieurs années trois attestations d’études collégiales (AEC) d’un an dans ce domaine.
«Ce nouveau programme offrira la chance aux étudiants d’avoir une formation plus globale et plus complète qu’une AEC. Notre DEC a été monté étape par étape en collaboration avec l’industrie et c’est pourquoi nous sommes certains qu’il répondra aux besoins de l’entreprise. En tant qu’établissement d’enseignement, nous croyons fermement aux avantages de travailler en partenariat», a expliqué la directrice des Études du collège, Sylvia Rossi.
Le chèque de 600 000 $ qui a été donné aux deux collèges est le plus important don effectué dans l’histoire du système collégial au Québec. Les différents acteurs espèrent voir des retombées à long terme sur l’économie du grand Montréal non seulement dans le milieu de l’éducation, mais aussi dans l’industrie pharmaceutique.
Changement de cap
Si le programme de Techniques pharmaceutiques en est un nouveau, il le sera aussi par rapport à la façon dont la matière sera enseignée.
Le premier challenge sera de changer la perception selon laquelle les sciences et les mathématiques sont faites seulement pour les meilleurs étudiants.
«Notre programme d’études a toujours reposé sur l’application de “recettes” en laboratoire. À l’avenir, nous leur donnerons un problème à résoudre et leur demanderons de procéder à des expériences en laboratoire pour trouver une solution au problème», a expliqué le responsable des programmes scientifiques au Collège John-Abbott, Erich Schmedt.
La nouvelle a aussi fait des heureux chez les étudiants. «Ça aura sans aucun doute un impact sur les études de plusieurs élèves. Ce programme va nous donner une possibilité remarquable de nous intéresser au sujet des pharmaceutiques. Les interactions avec les employeurs de l’industrie donnent une perspective importante», a affirmé Michèle Houde, étudiante en sciences enrichies à John-Abbott.
(Photo: Éric Carrière)