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Le monde merveilleux de la logique

Un nouveau programme en formation électrotechnique à Gérald Godin

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 22 février 2008 à 9:57
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Le monde merveilleux de la logique
Maude Lapointe-Rioux, aujourd’hui inscrite à l’École de technologie supérieure (ÉTS) en Génie de production automatisée, a complété son DEC à Gérald Godin en TSO en 2006.
Le monde merveilleux de la logique
Un nouveau programme en formation électrotechnique à Gérald Godin
Le Collège Gérald Godin offrira à l’automne 2008 un nouveau programme de Technologie de systèmes ordinés (TSO). Ce dernier s’adresse à des étudiants à la fois créatifs et passionnés de logique.
Des robots mobiles, des positionneurs par GPS, des tondeuses à gazon automatisées, voilà quelques projets que seront en mesure de réaliser les étudiants inscrits. Durant cette formation de trois ans, ils apprendront à concevoir et à fabriquer des ensembles électroniques à un ou plusieurs microprocesseurs, qui pourront contrôler le fonctionnement d’appareils ou procédés. Les automates programmables et les appareils électroniques médicaux sont des exemples courants de systèmes ordinés.

Le programme de TSO est en fait une version révisée, en fonction des besoins actuels du marché et des nouvelles technologies, d’un programme que le cégep francophone de l’Ouest-de-l’île offrait déjà depuis quelques années. Maude Lapointe-Rioux, aujourd’hui inscrite à l’École de technologie supérieure (ÉTS) en Génie de production automatisée, a complété son DEC à Gérald Godin dans ce domaine en 2006.

La jeune fille de L’Île-Perrot, qui pendant les dernières années de ses études secondaires était partagée entre son âme d’artistique et son esprit scientifique, a trouvé chaussure à son pied dans ce programme. «C’est très mathématique, mais aussi très manuel et créatif», explique-t-elle, ajoutant qu’elle considère que ce domaine est plus dynamique que celui de l’informatique.

Ce qui la passionne avant tout, c’est la logique. «Un et un ça fait deux», dit-elle avec une étincelle dans les yeux. Au début, c’est comme du chinois. Puis un jour, on se rend compte, wow, ça marche!».

En guise de projet de fin de DEC, Maude a créé un distributeur qui nourrit Minou ou Pitou à heures prédéterminées. «Il a fallu construire l’appareil, faire le design, tout concevoir», explique-t-elle. Aujourd’hui, elle aspire au domaine de l’aéronautique. Elle a d’ailleurs fait un stage chez Pratt et Whitney durant ses années de cégep. «J’ai aimé l’expérience, mais je m’imagine dans une entreprise émergente plus petite», affirme celle qui aime avoir de grandes responsabilités.

Maude ne comprend pas pourquoi si peu de filles deviennent ingénieures. Elle affirme que les femmes peuvent très bien se réaliser dans ce domaine et qu’il faut changer les mentalités. «Tout le monde croit que ce sont des métiers d’hommes. Mais c’est faux! C’est très stimulant comme domaine pour les femmes.» L’élève de deuxième année à l’ÉTS admet toutefois qu’il faut y aller avec assurance, car comme elles sont si peu nombreuses, les filles ont constamment à faire leurs preuves.

Deux stages pratiques rémunérés en entreprise sont prévus au cours du programme de TSO offert à Gérald-Godin. Le DEC mène directement au marché du travail ou à des études universitaires.

(Photo:Marie-Claude Simard )

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