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Porter le flambeau olympique

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 27 février 2008 à 16:05
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Porter le flambeau olympique
Johanne Daly est une grande amatrice de voile adaptée au Club de yacht de Pointe-Claire et elle portera le flambeau olympique des Jeux de Beijing. (Photo: courtoisie)
Porter le flambeau olympique
Il y a sept ans, la vie de Johanne Daly était des plus normales. Jusqu’à ce qu’un accident arrive et la change tragiquement. Aujourd’hui toutefois, elle est sur un nuage parce qu’elle a appris qu’elle portera le flambeau olympique des Jeux olympiques de Beijing.
Johanne pratiquait un métier non-traditionnel pour une femme, soit celui de mécanicien. Une journée, elle et quelques collègues étaient affairés à réparer la limousine du premier ministre du Québec de l’époque, Bernard Landry.

«Je n’ai pas joué de chance et c’est quand le travail était terminé qu’un coffre d’outils m’est tombé sur le pied. Ça a changé ma vie littéralement», confie la dame de 49 ans, qui se déplace désormais en fauteuil roulant.

Étant une sportive de nature, ce tragique événement n’aura cependant pas empêché Johanne Daly de demeurer active. C’est justement dans les sports qu’elle a su trouver sa motivation pour continuer et persévérer.

L’hiver, elle fait du ski adapté (assise sur un seul ski). Tandis que depuis l’été dernier, elle pratique la voile adaptée (assise au centre du voilier) au Club de yacht de Pointe-Claire.

«J’aime foncer dans ce qui est nouveau et apprendre ces nouveaux sports est ce qui m’aide à garder la tête hors de l’eau si on veut. Ça me permet de penser à l’avenir et de laisser le reste en arrière.»

Cet été, Pointe-Claire sera l’hôte de la coupe Mobilité de voile adaptée. Dans quelques années, Johanne aimerait aussi avoir la chance de participer aux Jeux paralympiques.
Un long processus
La résidante de la Rive-Sud aura la chance d’être l’un des trois canadiens à porter la flamme olympique. Pour les Jeux de Beijing, ce sont 23 500 personnes (la plupart des athlètes) qui s’échangeront le flambeau entre le point de départ d’Athènes en Grèce et l’arrivée à Beijing en Chine.
S’il s’agit de la plus nombreuse délégation pour la flamme olympique de toute l’histoire des Jeux, le processus pour y être choisi n’est pas pour autant facile.

La compagnie Samsung organisait à travers différents pays dans le monde un concours à cet effet qui permettait aux gens de soumettre la candidature d’une autre personne qu’ils jugeaient intéressante.

À la suite de cela, 25 candidats canadiens ont été présélectionnés et présentés à un jury composé de deux athlètes et du directeur de Samsung Canada. Ces derniers devaient garder une liste de 10 noms qu’ils ont ensuite soumise aux organisateurs des Jeux.

C’est finalement le Comité olympique de Beijing qui a tranché et gardé les trois meilleures candidatures afin de leur permettre d’avoir la chance de porter la flamme olympique.

«C’est vraiment extraordinaire ce qui m’arrive. De pouvoir aller porter le flambeau, c’est quelque chose de très positif dans la saga de ma vie qui a été chambardée par mon accident. Je devrais le porter sur environ 500 m et ce sera le 20 ou 21 mai, probablement dans le coin de Shanghai», continue-t-elle.

«Je suis très contente de ce qui m’arrive surtout après ce que j’ai eu à surmonter. J’ai trouvé les moyens pour remédier à ma situation et je suis fière d’avoir pu être choisie comme ça par les organisateurs des Jeux.»

Les noms des autres candidats gagnants seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

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