Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Cités Nouvelles
Actualités
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un résidant de DDO est condamné à mort en Arabie Saoudite

Le Canada interviendra en sa faveur

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
Voir tous les articles de Marie-Claude Simard
Article mis en ligne le 7 mars 2008 à 19:18
Soyez le premier à commenter cet article
Un résidant de DDO est condamné à mort en Arabie Saoudite
Dans quelle mesure le Canada s’impliquera-t-il dans l’affaire Kohail? Pour l'instant, rien de précis n’a été établi. (Photo: Marie-Claude Simard )
Un résidant de DDO est condamné à mort en Arabie Saoudite
Le Canada interviendra en sa faveur
La condamnation à mort de l'ancien élève de la Commission scolaire Lester B. Pearson (LBPSB), Mohamed Kahail, est tombée comme une bombe, lundi dernier, dans l'entourage du jeune homme. Amis et parents s'activent de part et d'autre du globe pour que sa vie soit épargnée.
Détenu en prison en Arabie Saoudite depuis janvier 2007, le jeune homme de 23 ans est accusé d'avoir assassiné Munzer Haraki, 19 ans, qui s’en était d’abord pris à son jeune frère. Le drame aurait pris place dans une cour d'école de Jeddah, lors d’une bagarre impliquant plusieurs personnes. Le ressortissant canadien clame son innocence depuis le début de son cauchemar.

Après avoir vécu de nombreuses années en Arabie Saoudite, les Kahail, d’origine palestinienne, sont venus s'installer sur la rue Lake à Dollard-des-Ormeaux, en 2000. Ils ont tissé des liens avec la communauté de l'Ouest-de-l'Île et ont obtenu la citoyenneté canadienne quelques années plus tard. En 2006, pour des raisons familiales, ils sont repartis pour une période indéterminée vers la péninsule arabique, demeurant toutefois, propriétaires à DDO.

Barry Gaiptman, conseiller pédagogique à la Place Cartier, établissement scolaire pour adultes de la LBPSB, a lancé en novembre dernier une pétition pour inciter le gouvernement canadien à intervenir en la faveur de son ancien élève. «Mohamed était un étudiant sans problème, très poli, qui s’entendait avec tout le monde et qui faisait ce qu’il avait à faire. C’était facile de communiquer avec lui», explique Monsieur Gaiptman.

Depuis le début de son incarcération, le jeune homme a téléphoné à quelques reprises à l’éducateur montréalais. «La dernière fois remonte à la fin janvier. Mohamed était très inquiet, car il n’avait pas de contact avec les services consulaires canadiens. À ce moment-là, le tribunal n’avait pas encore annoncé la sentence.»

Fortement ébranlé par l'annonce de la condamnation de peine de mort par décapitation, le militant a communiqué en début de semaine avec les députés fédéraux de l’Ouest-de-l’Île, Francis Scarpaleggia et Bernard Patry, pour qu’ils présentent sa pétition en faveur de Mohamed à la Chambre des communes.
Appui du Canada
«La pétition revêt plutôt une valeur symbolique, car tout le monde est d’accord, même les conservateurs, pour que le Canada intervienne», explique le député de Lac Saint-Louis, Francis Scarpaleggia. Le dossier de Mohamed a fait surface à maintes reprises à la Chambre des communes cette semaine, et finalement le gouvernement a affirmé qu’il intercèdera par voies diplomatiques pour obtenir la clémence.»
Mohamed a 80 jours pour aller en appel. «Sans s’immiscer dans les affaires saoudiennes, nous devons tout mettre en œuvre pour qu’il obtienne un procès juste», affirme Bernard Patry, député de la circonscription de Pierrefonds-Dollard. Selon leur système judiciaire, si cette démarche échoue, seule la famille de la victime a le pouvoir de changer le verdict, et d’accorder le pardon.»

Dans quelle mesure le Canada s’impliquera-t-il dans cette affaire? Pour l'instant, rien de précis n’a été établi. «Des représentants conservateurs sont présentement en contact avec la famille du détenu », affirme Francis Scarpaleggia. L’homme politique s’inquiète toutefois de l’impartialité des procédures judiciaires à Jeddah. «On a entendu dire que le juge en cour d’appel est le même que celui qui a prononcé la sentence de mort par décapitation. Ce n’est pas comme chez nous », exprime-t-il, en pesant ses mots. De plus, selon son confrère Bernard Patry, le dialogue n’a pas pu être établi avec l’ambassadeur saoudien. «Malheureusement, ce dernier quitte le Canada lundi et il n’y aura pas de remplaçant pour un bout de temps», dit-il.

Les personnes qui souhaitent ajouter leur nom aux 400 quelques autres qui sont déjà inscrits sur la pétition, peuvent le faire en se rendant à la Place Cartier, au 257, boulevard Beaconsfield. «C’est une question de responsabilité, explique Barry Gaiptman, en parlant de son implication. Les Canadiens en général, les résidants de l’Ouest-de-L’Île et anciens voisins des Kahail, ses amis, nous avons tous une responsabilité envers ce membre de notre communauté.»

(Photo: Marie-Claude Simard )

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net