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Baie-D'Urfé s'accorde au féminin

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Article mis en ligne le 10 mars 2008 à 18:51
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Baie-D'Urfé s'accorde au féminin
La fibre féminine fait vibrer l'hôtel de ville de Baie-D'Urfé. Cinq femmes sur sept personnes composent le conseil municipal et tous les membres du personnel, sauf le directeur général, sont des femmes.
Baie-D'Urfé s'accorde au féminin
>Dans la petite maison blanche qui fait office d'hôtel de ville en bordure du lac St-Louis, la fibre féminine vibre à plein. Outre le directeur général, tout le personnel est féminin et des six personnes assises autour de la table du conseil de Baie-D'Urfé au côté de la mairesse, quatre portent le chapeau de conseillère.
Maria Tuttino est d'ailleurs très fière de cette cohorte particulière.

«Je pense que c'est pas mal unique, car il y a moins de 24% de conseillères municipales au Québec et seulement 10% sont des mairesses», précise-t-elle.

Avant de devenir des politiciennes, ces femmes étaient pour la plupart impliquées dans la communauté à titre de bénévoles et lors de la bataille pour la défusion, elles n'ont pas eu peur du travail pour défendre les intérêts de leur ville.

Baie-D'Urfé a d'ailleurs remporté le plus haut taux pour la défusion après Senneville. En faisant du porte-à-porte, elles ont réussi à éliminer près de 20% de noms de résidants qui n'habitaient plus Baie-D'Urfé. «On a fait toutes les maisons une à une durant la semaine Sainte.»

Au lendemain du vote pour la défusion, lorsqu'il a été le temps de former le conseil municipal, elles ont tout simplement inscrit leurs noms. «On n'était pas une équipe, mais tout le monde nous connaissait et étonnamment, il n'y a pas eu d'opposition», précise Mme Tuttino.
D'un parcours à l'autre
Pour la conseillère Lynda Phelps, malgré sa formation en sciences politiques, c'est l'énergie et le charisme de Mme Tuttino qui a été son moteur d'implication. «Une journée, nous étions des activistes dans la communauté et le lendemain, nous devenions politiciennes», raconte-t-elle.
En ce qui concerne la mairesse, c'est la perspective de se retrouver devant des fusions municipales forcées, qui l'a poussée à s'engager en politique. «J'étais une bénévole à l'Association des résidants de Baie-D'Urfé et je ne pouvais pas croire qu'on allait fusionner notre ville contre notre volonté. J'étais partie en guerre. Et ensuite, je me suis dit que je ne pouvais pas arrêter là et j'ai continué.»
Femmes d'espoir
La coutume semble se perpétuer à l'Association des résidants puisque que le nouveau conseil d'administration est maintenant composé en majorité de femmes. «Les femmes s'impliquent beaucoup pour défendre les intérêts de la communauté et les valeurs familiales», explique la mairesse.
Maigre salaire
Un conseiller municipal à Baie-D'Urfé gagne environ 2400$ par an. Pour remplir ses fonctions, la charge de travail est exigeante. De plus, avec la venue du conseil d'agglomération, les dossiers sont complexes à gérer, donc il faut investir beaucoup d'heures par semaine pour accomplir le travail.
Mais elles feraient toutes du bénévolat ailleurs dans la communauté si elles n'étaient pas à la ville de Baie-D'Urfé. Alors, pour elles, il vaut mieux prendre les guides pour s'assurer que la ville garde ses couleurs et son charme puisqu'ici, rien ne ressemble à la grande ville et la culture montréalaise est bien loin derrière.

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