Les Denis font la paire
À l’opposé de leur code vestimentaire qui place le brun à l’honneur, l’humour des Denis Drolet, lui, ne manque pas de couleur! Refrains tordus, sketchs délirants et pure folie, l’étrange duo poursuit son périple absurde avec Les droletteries.
Comme dans toute histoire digne de ce nom, celle de Sébastien Dubé, la barbe, et Vincent Léonard, les dents, a commencé comme-ci. Il était une fois deux jeunes hommes originaires de Saint-Jérôme dans les Laurentides, amis depuis toujours et réunis autour d’une seule et même passion: l’humour. Véritables champions du non-sens et des raisonnements en queue de poisson, ils se nomment Les Denis Drolet et ils n’ont plus besoin de présentation.
Vieux couple
«C’est une histoire d’amitié bien davantage qu’un truc de showbiz», commence Sébastien Dubé. «Écoute, on est un vieux couple! On se connaît depuis l’école primaire Vincent et moi, ce qui explique la grande chimie qui existe entre nous. On est vraiment des jumeaux cosmiques et on parle en même temps dans la vie aussi, c’est pas juste une impression pour le show», assure le Denis bouclé. À noter que leur anthologie Parler en même temps a raflé l’Olivier du numéro d’humour de l’année, en mars 2004.
Alerte brune!
Lancé en septembre 2006 – quatre ans après leur album éponyme paru le même mois de l’année 2002 – leur second disque 2D a le mérite d’être aussi divertissant que diversifié. Les textes, judicieusement dépourvus de logique, mais débordants d’un imaginaire éclaté rafraîchissant, sont portés tantôt par une ballade, tantôt par du country rock, sur des airs accrocheurs à l’image de la fameuse Hip di Hip qui a fait un malheur sur les ondes radiophoniques. Comme quoi le brun figure dans la palette de l’heure!
Un coup de tête bien pensé
«On n’aurait pas pu se figurer que ça décollerait aussi vite, car ça a débuté par un coup de tête à l’époque du Cégep. C’était alors spontané, pour le plaisir, indique Sébastien. Tant mieux si ça rejoint les gens, parce que c’est ce qu’on aime le plus faire. C’est un métier très intense aux multiples facettes, exigeant parfois, mais tellement fascinant. La plus belle chose c’est de vivre l’aventure à deux, de constater que le public aime ce qu’on fait, de voir qu’il s’amuse. C’est magique, surréaliste même par moments!», se réjouit Sébastien. Complètement absurde, n’est-ce pas Denis?