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«Partir, c'est mourir un peu»

Louise Brassard par Louise Brassard
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Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 12:58
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«Partir, c'est mourir un peu»
Aujourd'hui, c'est avec un mélange d'émotion, triste et joyeuse à la fois, que je vous écris mon dernier billet à titre de rédactrice en chef de Cités Nouvelles. Triste parce je quitte un emploi que j'adore, pour lequel je me suis littéralement investie et donnée à fond. En août 2006, c’est avec un peu d'insouciance que j’ai assuré la relève après le départ de Nathalie Villeneuve, celle qui m’a donné ma première chance à titre de journaliste et qui a cru en moi. Pour accomplir ce travail de rédactrice en chef où tout est à refaire chaque semaine, il fallait un peu de naïveté et surtout beaucoup de passion. Je crois que sans fougue et dévouement, je n'y serais pas arrivée. Et puis, j’ai beaucoup appris, j'ai parfait mon travail au fil des jours. Je suis maintenant convaincue plus que jamais que la perfection n'existe pas. Ma curiosité a été un de mes meilleurs alliés et mon amour pour l’être humain m'aura bien servi. À force de gratter les sujets, de regarder les deux côtés de la médaille, on se rend bien compte que rien n’est tout à fait blanc ou noir et que chacun a son histoire. Sans aucun doute, ces quelques années passées à la barre de ce journal ont été très formatrices.

Résidante de l'Ouest-de-l'Île comme vous, j'ai donc tenté de trouver tout au long de mon périple des sujets qui informent et touchent les gens. À force de scruter à la loupe la région, je me suis sentie encore plus près du cœur de l'Ouest-de-l'Île, une communauté particulière qui se démarque du reste de l'île de Montréal et dont je suis fière de faire partie.

Bien que je quitte ce que j'aime, je dois vous avouer que la joie m'habite également, car un nouveau défi dans le même domaine m'attend, une grande opportunité que je ne pouvais laisser passer et qui fait l'envie de plus d'un. Évidemment, à cette joie se mélangent la peur de l'inconnu, le syndrome de l'imposteur, mais beaucoup d'espoir et d'excitation. Couvrir des événements de toutes sortes, palper des émotions, jouer avec les mots, ce n'est jamais ennuyant. Le défi a été et restera toujours de rendre un contenu intéressant et le plus juste possible. Et puis, il y a tous ces liens qui se créent avec ceux qui partagent le quotidien. De toute évidence, mes collèges vont me manquer, nous n'allons nulle part sans la complicité et l'appui des autres. Finalement, je n'étais qu'un simple maillon d'une forte chaîne et je n'ai que participé à une équipe du tonnerre qui est aussi dévouée et passionnée que moi et qui a à cœur la qualité de ce journal, la seule voix francophone à couvrir la grande région de l’Ouest-de-l’île. Lorsqu'on fait ce qu'on aime, on ne compte pas ce qu'on donne et à travers les pages de cet hebdo, j'y ai laissé un peu de moi-même, volontiers. Pour jouer avec les mots une dernière fois, voilà le temps pour moi de tirer ma révérence et de tourner la page.

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