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Le bénévolat change de visage

Semaine des popotes roulantes du 16 au 22 mars

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 20 mars 2008 à 14:02
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Le bénévolat change de visage
Le mardi 11 mars, les bénévoles de la cuisine de Pointe-Claire ont livré 32 repas de poulet aux légumes. (Photo: Jacques Pharand)
Le bénévolat change de visage
Semaine des popotes roulantes du 16 au 22 mars
Dans l’Ouest-de-l’Île, 800 bénévoles préparent et livrent des repas à domicile à plus de 400 personnes en perte d’autonomie. Lors de la semaine des popotes roulantes qui se termine samedi, le Centre d’action bénévole de l’Ouest-de-l’Île (CAB), a rendu hommage à la générosité de ces nombreux résidants qui œuvrent dans la région.
Le visage des bénévoles est toutefois voué à changer, puisque l’âge moyen de ces derniers est de 70 ans. Paul Bissonnette, directeur général du CAB, profite de la troisième édition de cet événement pour faire appel à l’esprit de communauté des résidants et les inciter à s’impliquer. «Comme les repas ne sont livrés que les mardis et jeudis le midi, il ne s’agit pas d’un engagement trop lourd, explique le natif de Pointe-Claire, qui pendant sa jeunesse a suivi sa mère dans de nombreuses œuvres de charité. «Certains sont sur la liste de remplacement et ne sont appelés qu’une fois par mois», ajoute-t-il.

Traditionnellement, ce sont principalement les mères de famille et les retraités qui ont constitué les forces des popotes roulantes. «Aujourd’hui, les mères travaillent et ce sont les grands-parents qui souvent gardent les enfants. De plus, les retraités ont de plus en plus de projets de voyages et d’activités sportives», explique de directeur de l’OSBL, situé à Sainte-Anne de Bellevue, qui chapeaute 13 cuisines dans tout l’Ouest-de-l’Île.

Le plus difficile consiste à trouver une coordonnatrice ou un coordonnateur de cuisine. Cette personne doit gérer le personnel et couvrir les dépenses encourues avec les maigres revenus de trois dollars, récoltés auprès des clients pour chacun des repas. «Dans notre cuisine de Pierrefonds, nous avons une coordonnatrice, Sylvie Prégent, qui représente bien la nouvelle génération de bénévoles. C’est une femme de carrière qui travaille à temps plein tout en étant mère de trois enfants. Elle dirige souvent les opérations à distance et applique des principes modernes de gestion», explique Paul Bissonnette.
Plus que de la nourriture
Lors de la visite de Cités Nouvelles à la cuisine de Pointe-Claire, située à l’Église-Unie sur Lakeview, les bénévoles ont préparé un repas de poulet aux légumes. Pleins d’entrain, quatre bénévoles ont chargé leurs voitures des 32 repas, qu’ils ont ensuite livrés. «Il est indéniable que l’apport nutritif des deux repas cuisinés hebdomadairement par la popote roulante contribue à maintenir les forces des personnes âgées, affirme Brenda Murphy, coordinatrice depuis près de 20 ans à cet endroit. Plusieurs vieilles personnes qui n’ont plus la force de se faire la cuisine souffrent de malnutrition. Ici, on dit qu’ils souffrent du syndrome thé-biscottes
Toutefois, la bénévole invétérée considère que c’est beaucoup plus que de la nourriture qu’elle livre. «Pour les personnes isolées, cette visite compte pour beaucoup. Ils se mettent une belle chemise propre et attendent avec impatience la venue du bénévole. De plus, ces visites régulières permettent de vérifier l’état de santé du client. Il arrive à l’occasion que grâce à nous, les autorités défoncent les portes et sauvent la vie d’un client.»



(Photo: Jacques Pharand)

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