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«Il aurait pu y avoir d’autres batailles»

- Matthew Whitaker, Saguenéens de Chicoutimi

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 5 avril 2008 à 18:18
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«Il aurait pu y avoir d’autres batailles»
Matthew Whitaker croit que la bagarre aurait pu éclater une autre fois si les deux équipes s’étaient serré la main. (Photo: )
«Il aurait pu y avoir d’autres batailles»
- Matthew Whitaker, Saguenéens de Chicoutimi
La série entre les Saguenéens de Chicoutimi et les Remparts de Québec a tellement fait jaser qu’on pourrait l’appeler la «Série du siècle». La mascarade qui a éclaté lors du deuxième match a fait couler bien de l’encre et l’ampleur médiatique a été à son comble les jours suivants.
Lorsque les Saguenéens ont été éliminés par les Remparts lors du sixième match par la marque de 3 à 1 lundi, les joueurs étaient complètement abattus et c’était le cas de l’attaquant Matthew Whitaker.

Résidant de Pierrefonds en dehors de la saison de hockey et ancien porte-couleurs des Lions LSL, Whitaker a pu vivre ces événements historiques de bien près.

«Personnellement, je ne les hais pas, c’est simplement une très grande rivalité et nous voulons toujours bien faire contre eux. Mais je crois que certains de mes coéquipiers peut-être. Pour notre entraîneur Richard Martel, ces matchs contre les Remparts sont toujours extrêmement importants», de dire Whitaker, joint à Saguenay.

Pour ceux qui ne suivent pas le hockey junior, la rivalité de la 175 entre Québec et Chicoutimi ne date pas d’hier. Étant rapprochés sur le plan géographique, les deux équipes, les entraîneurs et leurs partisans ne font pas de cadeaux à leurs adversaires.

C’est pourquoi le fait d’avoir été éliminés par les Remparts a vraiment fait mal aux joueurs des Saguenéens. La pilule a été difficile à avaler, surtout qu’en saison régulière ils avaient connu beaucoup de succès contre les hommes de Patrick Roy, particulièrement au Colisée Pepsi de Québec.

«J’ai joué quatre des six matchs (parties 2 à 5), mais j’étais laissé de côté pour le dernier, c’est certain que ça a été difficile de ne pas pouvoir être sur la glace pour aider mes coéquipiers. Je trouve que les médias ont été durs envers nous aussi», laisse entendre le joueur de 17 ans, qui en était à sa première saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Le point tournant de la série aura sans aucun doute été la bataille générale et l’agression de Jonathan Roy à l’endroit de Bobby Nadeau lors de la deuxième période du deuxième affrontement. Matthew Whitaker n’était pas sur la glace, mais sur le banc, probablement frustré de ne pas pouvoir se bagarrer lui aussi.

Ce dernier n’a pas trop voulu commenter les actes de Patrick et de son fils Jonathan. «Je savais qui il était (Jonathan), mais je ne lui ai jamais parlé. Avant de me joindre aux Saguenéens, je savais qu’il y avait une bonne rivalité entre les deux équipes selon ce que j’avais vu à la télévision. Mais j’ai été surpris de l’ampleur, en saison et en séries.»
Poignée de main
Alors qu’il ne restait que quatre secondes à écouler au dernier match lundi soir, on pouvait s’attendre à ce que la série se termine sans trop d’anicroches. Mais ce ne fut pas le cas.
La rage au coeur, certains Saguenéens ont jeté les gants une autre fois et les Remparts n’ont pas reculé et la bagarre a explosé de nouveau. Ces quatre secondes n’ont finalement jamais eu lieu et ont été annulées. Les Chicoutimiens sont rentrés directement au vestiaire sans serrer la main des vainqueurs.

«Je crois que c’était une bonne chose, car il aurait pu y avoir d’autres batailles, croit Whitaker. Chacun d’entre nous était vraiment déçu, car nous avions travaillé tellement fort. Ça n’aurait pas été une bonne idée de leur serrer la main.»

Dans le vestiaire des perdants, l’entraîneur Richard Martel était lui aussi abattu, mais a tout de même louangé ses hommes. Il leur a dit qu’ils n’avaient jamais lâché et qu’ils avaient tout donné.

Auteur de 3 buts et 7 mentions d’assistance pour un total de 10 points en 47 parties à sa saison recrue, l’athlète de 5 pieds 8 et 157 lb devrait être de retour à la maison en fin de semaine.

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