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Simon Labonté nommé entraîneur masculin par excellence

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 6 juin 2008 à 16:05
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Un exemple à suivre
Simon Labonté nommé entraîneur masculin par excellence
L’école secondaire n’est pas l’endroit le plus facile pour enseigner, plusieurs professeurs vous le diront. Mais il y a un enseignant d’éducation physique à l’école des Sources, qui selon toutes vraisemblances, s’en tire particulièrement bien avec les jeunes.
«Les adolescents sont très refermés quand ils sont à l’école, c’est un peu l’esprit de révolte. Mais dans les cours d’éducation physique, c’est plus détendu. Alors les jeunes viennent nous parler et on peut discuter de toutes sortes d’affaires. Ça cogne tout le temps à la porte (durant les pauses). C’est cette interaction que j’aime tant, et le sport, l’éducation physique, c’est mon moyen d’entre dans ça», explique Simon Labonté, 31 ans.

Il ne faut pas se le cacher, c’est souvent ce type de relation avec les élèves qui peut les aider le plus à progresser. Lorsque les jeunes ont un professeur qu’ils peuvent qualifier d’ami, ils sont aussi beaucoup plus ouverts à l’écouter pendant les cours.

Simon Labonté en est à sa cinquième année comme l’un des huit professeurs d’éducation physique à l’école des Sources. Mais sa tâche de travail ne s’arrête pas là, car il est aussi responsable des Sports et y coordonne toutes les activités. Il a été également sélectionneur de l’équipe d’athlétisme de l’école et est l’entraîneur de soccer de cinq équipes parascolaires. Du travail, il en a et ne s’en plaint pas.

Lors du Gala d’excellence de l’Association régionale du Sport étudiant du Lac Saint-Louis tenu il y a deux semaines, Simon Labonté a été nommé entraîneur masculin par excellence de la région. Un honneur qu’il attribue à tout le temps supplémentaire donné pour les jeunes et à la prestation de son équipe de soccer cadettes AA.

«Pour moi, c’est une grosse tape dans le dos. C’est de reconnaître le temps et les efforts que je mets dans mon coaching, que de toute façon les jeunes me rendent déjà. Ça me donne certainement le goût de continuer et c’est un prix qui revient à toute l’équipe. C’est un groupe de filles que j’ai commencé à entraîner alors qu’il était en secondaire I. La progression qu’elles ont fait jusqu’en secondaire IV est formidable», confie-t-il.
Bouger plus
Si Labonté a déjà un horaire très chargé, il n’en serait pas moins soulagé d’avoir encore plus de cours d’éducation physique à donner au cours de la semaine. Comme tous les professeurs de cette matière, il ne la trouve pas assez omniprésente dans une période cruciale du développement des adolescents. Les jeunes n’ont pas tous la chance d’être dans un programme sport-études.

«Ici, il n’y a qu’un cours d’éducation physique par semaine. C’est ridicule, on devrait au moins doubler ça, au moins en avoir d’une à trois fois par semaine, poursuit-il. Les institutions mettent beaucoup l’emphase sur la cigarette, la malbouffe. Mais il faut aussi les faire bouger ces jeunes pour qu’ils soient en santé. Cependant, ce n’est pas le genre de décisions que nous avons le pouvoir de prendre.»
Transmettre la passion
Lorsqu’on a demandé à Simon Labonté les bons et les mauvais côtés de son métier, il n’a pas vraiment réussi à trouver quoi que ce soit de côté négatif. Par contre, du positif, il y en a.
«J’aime penser que je suis un prof qui est aimé et qui est vu comme sympathique avec les jeunes. Mais ça ne peut pas cliquer avec tout le monde, il y en a qui ne m’aiment pas. C’est comme ça, on est des êtres humains. Il y en a qui aiment moins ça faire du sport, mais c’est une minorité. C’est de trouver une façon de les motiver. Je me suis déjà fait dire par un jeune qu’à cause de moi il avait commencé à aimer le soccer. Quand ça arrive, je me dis que j’ai fait ma job», résume-t-il.

Les élèves sont fatigués et les professeurs aussi. Tout le monde a un peu besoin de se relâcher et même s’il adore son travail, Labonté est bien content de voir les vacances se pointer le bout du nez.

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