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Construire ensemble une culture mondiale des droits humains

Des activistes de 115 pays convergent vers Sainte-Anne-de-Bellevue

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 27 juin 2008 à 16:06
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Construire ensemble une culture mondiale des droits humains
Le contingent d’activistes d’Haïti a beaucoup apprécié son séjour à Sainte-Anne-de-Bellevue. (Photo: Marie-Claude Simard)
Construire ensemble une culture mondiale des droits humains
Des activistes de 115 pays convergent vers Sainte-Anne-de-Bellevue
Le campus du cégep John Abbott est l’hôte depuis près de trois semaines d’une rencontre internationale sur les droits humains. Le dimanche 29 juin, 55 activistes de 115 pays repartiront vers leurs horizons respectifs avec la mission de transmettre les fruits de leur recherche et de leur réflexion à leurs sociétés respectives.
Ces militantes et militants de première ligne, issus de tous les continents, sont venus partager leurs expériences, parfaire leurs connaissances et développer de nouvelles stratégies en vue de promouvoir l’égalité, la justice et le respect de la dignité humaine.

Ce Programme international de formation aux droits humains (PIFDH), mis en oeuvre par l’organisme montréalais Equitas, en est à sa 29e édition. Depuis plus de 10 ans, l’événement se déroule à Sainte-Anne-de-Bellevue. «C’est l’endroit idéal pour ce genre de rassemblement. Plusieurs de nos participants viennent de zones de guerre et l’atmosphère paisible des lieux est très rassurante pour eux», explique Chris Bradley, chargé de programme chez Equitas.

Selon ce dernier, le PIFDH est un événement unique en son genre dans le monde entier. Des militants de tous les continents appliquent chaque année pour participer à ce projet en grande partie financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Nous avons reçu cette année, plus de 800 applications », poursuit le responsable.

L’expérience et la faculté de transmettre les notions apprises sont les principaux critères de sélection. «Le candidat doit faire partie d’un organisme reconnu depuis au moins deux ans, explique M. Bradley. Mais le plus important, c’est qu’il puisse nous démontrer comment il transmettra les connaissances et mettra en application tout ce qu’il a appris ou approfondi avec nous.»
Obstacles inattendus
Une fois la sélection faite, les participants doivent obtenir un visa canadien, ce qui n’est pas chose facile. «Obtenir un visa canadien est un défi majeur, affirme Chris Bradley. Même si les participants sont subventionnés pour cet événement précis, trop souvent les représentants canadiens disent ne pas avoir la certitude que les demandeurs retourneront chez eux. Plusieurs de nos invités, surtout ceux d’Afrique, ne peuvent malheureusement se joindre à nous pour cette raison.»
Développer une culture mondiale des droits
Malgré la grande diversité des causes dans lesquelles ils sont engagés, les participants suivent tous les mêmes ateliers et assistent aux mêmes conférences. «Que tu sois impliqué auprès des enfants, des femmes, des réfugiés, ça ne fait aucune différence. Toutes les causes sont unies dans la reconnaissance des droits humains, explique le chargé de programme qui en est à sa quatrième année avec le PIFDH. Le but principal de cet événement est de faire avancer le développement d’une culture mondiale des droits humains. Et les discussions sont souvent animées, à savoir comment y arriver!»
Partout sur la planète, non seulement dans les pays du sud, les droits sont bafoués. «Les Canadiens ne sont pas conscients du nombre important de leurs concitoyens qui se battent pour leurs droits fondamentaux au Canada», poursuit M. Bradley.

Selon l’organisateur, ce rassemblement annuel a un impact global indéniable. «Tout au long de leur séjour, les participants sont évalués. Avant leur départ, ils doivent présenter leurs plans individuels. Au bout de six mois d’abord, puis de deux ans, Equitas effectue un suivi minutieux des projets. Honnêtement, ça marche!»

(Photo: Marie-Claude Simard)

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